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« Après des siècles de servitude, les Epirotes ont entendu sonner entin l'heure de la délivrance; ils n'arrivent pas à s'imaginer qii'on puisse donner à leur his-
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toire un tour différent, qu'on puisse inventer le joirg albanais, cent fois pire que le joug turc... Ce n'est pas une question de frontière arbitraire, c'est une question de conscience européenne. >. Ren PU.A.UX — La malheureuse Epire.
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DELVINO ^^ ^'^^ sauvage et dénudé met en communication la vallée de Dryno et la plaine
de Delvino. Au sortir des défilés où la route s'aventure, Delvino, parmi ses oliviers
et ses citronniers, ombragée et fraîche, étendue au bord de la plaine, a des airs d'oasis. On comprend en la découvrant ainsi, à Jour frisant, qu'elle ait excité pendant si longtemps les convoitises d'Ali- Pacha.
PHŒNIKÉ Vers le milieu de la plaine de Delvino se dresse une large butte rocheuse. A sa
base se trouve le village de Phiniki, en partie incendié par les Turcs albanais
durant la dernière guerre. Dans son nom survit Tancienne Phœniké, dont les ruines occupent l'esplanade supérieure de la colline. A proximité de la mer et des défilés qui conduisent dans le bassin de l'Aôos et du Dryno. au milieu d'une plaine fenile, capitale de la Chaonie. Phœniké fut sans doute la ville la plus forte et la plus riche de l'Epire. Favorable aux Romains, épargnée par Paul-Emile. elle existait encore sous Jusiinien. Sa destruction date probablement de l'invasion ottomane. De Phiniki on gagne Santi-Quaranta en moins de 2 heures de cheval. L'Onchesmos des anciens, où se voient encore les ruines d'une forteresse bvzantine. n'est plus qu'une petite échelle assez misérable.