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Eperdue, affolée, Lançait mille petits cris Craignant d’être étranglée.
Tout à coup,
Elle avait reconnu son trou, Son gite,
Et s’y précipitait bien vite.
Qui fut bien trompé ?
Le chat qui croyait souper.
Mais ce soir la petite bête, Inquiète,
Sa hasarde dehors Pouce par pouce, Trainant son petit corps, Doucement elle se pousse Et ne flaire point (Quoique flairant avec soin) D’'ennemi nulle trace.
Lentement, elle se déplace.
Ah! un parfum nouveau Rafraichit son museau!
Quel suave arôme Qui dans l’air embaume!
On en pourrait manger!
Souricette douee et craintive, A ce moment arrive Sur le plancher Près d’une mare embaumante, Et plonge sa langue brûlante Dans la boisson qui rafraichit.
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Elle boit... boit... boit d'avantage ;
Elle y boit du courage, Puis... follement rit.
La boisson que Souricette Vient de trouver, c’est du vin.
Joson, le valet, en cachette A commis un larcin, Il a trop empli son verre Et le vin a coulé par terre, C’est ce nectar Qu'un instant plus tard La petite bête Découvre joyeusement, Le happe goulûment, Et devient bientôt en “fête”.
La souris se sent grandir Et du même coup s’enhardir; Sur ses deux pattes d’arrière Elle se dresse, va, vient, Titubant, vaillante et fière, Ne craignant plus rien !
Quelle morgue! quelle insolence Lorsqu'elle lance Ce défi provocateur Les poings clos, tel un boxeur Plein de jactance :
—Qu'il vienne donc pour voir, Le chat qui me courut hier soir !
Tout son temps
Madame Gros-Jean n’était plus :