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un enfant du sexe masculin. Forceps à cause de l'inertie utérine. Influenza avant les couches. L'enfant est délicat et faible. IL est nourri au biberon, car la mère est incapable d’allaiter. Cinq jours après sa naissance, mon attention est attirée sur sa bouche. On y constate deux incisives centrales inférieures très mobiles. On ne les extrait pas.
Le frère aîné est mort de méningite tuberculeuse et des si-
gnes de tuberculose existent chez plusieurs membres de sa famille.
OBSERVATIONS IX et X
Bar. Société de Stomatologie. juillet 1902 Obs. IX. — J'ai mis au monde, il y a une vingtaine d'années, un garçon porteur de deux incisives. Le père me déclare que dans sa famille les garçons naissaient avec des dents. Plus tard, une fille naquit, elle n'avait pas de dents. Obs. X. — Enfin, un troisième enfant vint au monde, c'était un
garçon; il présentait deux incisives.
IT. — Observations concernant des cas de dlentition temporaire précoce, proprement dite, avec chute des dents à l’époque de la deuxième dentition.
Bien que Capdepont ait nié l’existence scientifiquement démontrée de ces cas de dentition temporaire précoce proprement dite, il nous a été possible d'en rassembler quelques observations qui seraient sans doute plus nombreuses, si. ainsi que le disait Guéniot en 1868, à la « Société de: Chirurgie » de Paris, les sages-femmes n'avaient pas coutume « de faire sauter systémaliquement d’un eoup d’ongle les dents sorties prématurément de la gencive », pour faciliter Îa succion. |
Au reste, dans les observations du groupe précédent et
dans lesquelles l’évolution ultérieure de la dentition n'a pas élé indiquée d’une façon formelle, il y à une forte présomplion pour croire que, dans quelques cas, ces dents: ont dû subsister (obs.:IV, V, VIII, IX et X), car les auteurs n'indiquent pas qu’elles aient eu une mobilité spéciale, et il semble qu'ils ont implicitement conclu à leur permanence jusqu'au moment de la deuxième dentition. :
OBSERVATION XI Union médicale 1875.
Enfants qui naissent avec des dents.
Mademoiselle Clémence G.…., âgée de 7 ans aujourd’hui, est venue au monde à Nancy, avec les deux incisives médianes supérieures parfaitement développées. Le père, ouvrier tapissier, et la mère, ont joui d’une bonne santé. La mère l’a nourrie elle-même. L’enfant s’est toujours bien portée pendant le temps qu'a duré l'allaitement, comme après le sevrage; elle n’a fait aucune maladie et la présence de ces deux dents prématurément apparues n’a semblé, en aucune façon, gêner son développement.
A six mois, elle avait toutes les dents de devant, et aujourd’hui encore, elle porte ses dents primitives, qui ne tarderont sans
doute pas à tomber, puisqu'elle est âgée de sept ans. OBSERVATION XII - Heinemann. In thèse Debègue
Enfant né avec toutes Ses incisives.
Madame KI... 39 ans, mère de deux enfants sains, accouche,
après une interruption de dix ans, en 1878, d’une fillette. La
sage-femme remarque aussitôt la présence de dents. On m'appelle, et l'examen de la bouche me permet de constater quatre incisives à la mâchoire inférieure et autant à la mâchoire supérieure, toutes placées régulièrement. Elles étaient très pointues, solidement plantées, mais ne présentaient pas cette couleur blanche des. dents de lait. Elles étaient plutôt jaunâtres. A part le volume anormal du crâne, on ne pouvait noter aucune autre anomalie. Allaitement artificiel forcé. A l’âge de quatre ans, les dents fœtales tombent et sont remplacées par des incisives de grandeur normale.
Cet enfant est arriéré dans son développement physique et intellectuel. Il ne peut pas marcher, il est sourd et ne parle
pas. Il pousse seulement des cris inarticulés. Idiotie marquée.
OBSERVATIONS XIII et XIV
Sinn. In thèse Debègue.
Jumeaux nés avec leurs dents.
Madame K.., 33 ans, accouche, le 9 décembre 1880, de deux jumeaux bien portants. Le premier est venu à sa naissance avec une incisive inférieure gauche médiane, et le second est né avec trois incisives inférieures. Chez tous les deux ces dents n’avaient pas la fraîcheur et l’aspect des dents saines; elles étaient jaunâtres, sans éclat. Les enfants furent nourris au biberon. Leur développement laissait à désirer. Le 12 février 1881, le second jumeau meurt de pneumonie, mais avant sa mort, la quatrième incisive a poussé. Chez le premier jumeau, encore vivant, on à observé des symptômes rachitiques prononcés, et qui ont disparu en mai 1882, et à partir de ce moment sa santé fut bonne. Les sept autres incisives, à part celle que nous venons de mentionner, ont fait leur apparition le septième mois, ainsi que les deux molaires, Pendant léruption de ces incisives, l'enfant
avait perdu lincisive congénitale, et elle ne fut pas remplacée.
On ne voit pas la place ni trace d’un remplacement : à venir, tandis que l’éclosion des deux autres molaires s'annonce par l’épaississement de la gencive. L'observation ultérieure. du cas . nous fut impossible à cause du décès.
OBSERVATIONS XV et XVI
Debègue. Clinique Baudelocque,.: 1903, : n° 181.
Il s’agit d’une tertipare ne présentant aucun antécédent pathologique.
Accouchements antérieurs : septembre 1894, accouche chez elle spontanément et à terme d'une fille morte 18 heures après. Le ‘30 août 1900, à Baudelocque, à terme; forceps pour défaut de rolation de la tête, garçon, 4.070 grammes, placenta, 640 grammes. Nourri au biberon par une nourrice connue de la mère; vivant. | : : k L'accouchement actuel n’a rien présenté d’anormal. Il s'agit d’un sommet spontané et à terme; fille du poids de 3.620 grammes, placenta, 550 grammes.
Obs. XV. — L'enfant de la deuxième grossesse présentait à la naissance, sur le bord gingival de la mâchoire inférieure, deux petites élevures rougeûtres, répondant à la place des deux incisives médianes qui semblent prêtes à percer la muqueuse. En interrogeant cette femme, on apprend que ces deux dents ont été définitives, et, jusqu'à treize mois, il n'y en a pas eu d’autres.
Sa grand’mère maternelle présentait deux dents à sa naissance.
Obs. XVI. — L'enfant actuel présenta la même particularité.
Sur les six observations que nous avons pu réunir, l'une (XVI), n’est signalée que par analogie avec celle de son frère, dont la dent prématurément sortie existait encore
à 13"mois.
En tout cas, dans un cas (XIV), la dent existait encore à 2