‹ L'Érysipèle et les Maladies Streptococciques à Gap, en 1897Chapitre 5 sur 27 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Pendant notre service militaire à Gap, en 1897, il nous fut donné d'assister à une série de cas d'érysipèle, qui vinrent frapper la garnison de cette ville. En même temps que cette épidémie, nombre d'autres infections streptococciques, panaris, adéno-phlegmons, coexistaient et la population civile payait aussi son tribut, car on y releva plusieurs cas d’infection puerpérale.

M. Merz, médecin-major de 1° classe au 96° de ligne, chirurgien en chef de l’hôpital de Gap, eut à traiter ces diverses affections ; il y donna tous ses soins et en fit une étude spéciale dont il fit un rapporten 1808. M. Merz mit en relief la gravité de quelques-unes de ces affections dont certaines offrirent des caractères qu'on n'observe pas toujours en clinique.

Il insista spécialement sur les lésions déterminées par l’érysipèle sur le tube digestif, et plus particulièrement sur les hémorrhagies intestinales, fait clinique

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dant un cas bien net.

TA Cette époque nous suivions pas à pas notre Cin- “chef, QUE les soins a il ae ses Ha

de ses Se Duand. nous ane le service militaire, M. Merz nous permit de nous servir de son. travail et nous CRÉAS cL Rene l'histoire étiolo-

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BA g &. PE des da ce d érysipèle res re nous | ‘5 exposerons brièvement la marche et l'enseignement a nie découlant de cette épidémie.

® Puis nous examinerons les causes qui parurent aider la virulence spéciale du streptocoque, le mode lé pro hs pagation de l'infection streptococcique et le ter rain 4 qu'elle affectionne. D

Nous nous empressons de dire que notre prétention n'est pas d’avoir traité à fond cette étude étiologique. |

D'autres, plus autorisés et parmi les plus illustresen ont déjà établi les règles, mais notre ambition sera sa- + tisfaite, si nous avons apporté une nouvelle contribu- Li tion à une étude si digne d'intérêt.

Mais avant d'aborder les divisions de notre travail nous tenons par dessus tout à nous acquitter d’un devoir. :

Au terme de notre Carrière d'étudiant, nous voulons témoigner notre reconnaissance aux maîtres qui dirigèrent notre éducation médicale.

Nous remercions tout d'abord, M. Merz, médecin-

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major au 96° de ligne, qui se multiplia dans son service de l'hôpital de Gap pour nous initier à la pratique de la médecine et de la chirurgie.

Nous devons une mention spéciale à M. Barié, dont nous fûmes externe à l'hôpital Tenon, et qui nous fit faire nos premiers pas dans la clinique médicale.

Nous remercions M. Rendu et M. le professeur Pinard dont nous fûmes un élève assidu.

Nous devons enfin un souvenir de reconnaissance, à M. le professeur de Saint-Germain, qui nous fit étudier avec soin la chirurgie infantile.

Qu'il nous soit permis, en terminant d'offrir à M. le professeur Hutinel, qui a bien voulu accepter la présidence de cette thèse, l'hommage de notre modeste travail.

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Depuis longtemps les cas d'érysipèle sont fréquem- = ment observés dans la garnison de Gap, et si l’on consulte les registres de l'hôpital militaire de cette ville, on en trouve la preuve dans une statistique à dater de l’année 1890-91.

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