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élevée, restant en général au-dessous de 385 ; elle est de courte durée et tombe progressivement pour persister quelquefois pendant longtemps légèrement au dessus de la normale,
les troubles gastro-intestinaux sont très fréquerts : inapétence, constipation, langue saburrale, quelquefois vomissements.
Il peut y avoir une céphalée plus ou moins intense, Enfin on a signalé une albuminurie légère et transitoire.
La période d'état est caractérisée par l’éruption des nodules. Ceux-ci ont un aspect bien particulier : ce sont des nodosités rouges, faisant nettement saillie sux la peau et profondément enchassées dans dans le derme. De dimensions, de volume, et de nombre variables, ils sont assez bien circonscrits et plus ou moins régulièrement arrondis ou ovalaires à grand axe dans le sens du membre. La peau sus jacente est tendue, luisante et. |la rougeur déborde le nodule,
La palpation permet de percevoir la consistance dure de ces nouures; il existe une infiltration profonde et il n’y a jamais de fluctuation. D'autre part, la nouure peu sensible spontanément, est douloureuse à la pression ; cette douleur peut être réveillée par le simple contact des draps.
La pression fait disparaître momentanément l'érythème qui réapparaît de la périphérie vers le centre, Enfin, la pression prolongée détermine une
dépression cupuliforme (Brocq).
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La topographie de ces nodules est bien spéciale. Ils siègent surtout aux membres, dans les régions où la peau repose presque directement sur les os, plus spécialement aux membres inférieurs où ils débutent au-dessous du genou sur le bord antérieur et la face interne du tibia. Ils se rencontrent plus rarement aux membres supérieurs et siègent alors aux avant-bras, à la face interne et au bord postérieur du cubitus, et moins fréquemme t au poignet. En dehors de ces localisations, on peut rencontrer des éléments sur toutes les parties du corps: u tronc, à l'abdomen. On a signalé la présence d’éléments jusque sur la face et le cuir chevelu.
De nombreux auteurs, Trousseau le premier, ont siwnalé des phiyctènes conjonctivales et à titre exceptionnel quelques éléments sur la muqueuse buccale et le voile du palais (Pospelow).
Enfin il faut citer la relative fréquence des troubles vaso-moteurs, à type d’acrocyanose et d’érythrocyanose sus-malléolaire, lésions préexistant du reste à l’exanthème et pouvant peut-être jouer un rôle comme cause prédisposante et facteur de localisation des nouures.
Parallèlement à cette éruption, les signes généraux précités persistent quelques jours et évoluent dans le même sens.
Cette évolution se fait par poussées successives ; assez fréquemment d’ailleurs la poussée est unique. Chaque nouure met 8 à 10 jours à évoluer et dispa-
raît sans jamais s’abcéder ni s’ulcérer ; avant sa
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disparition la nouure prend successivement toutes les teintes d’une tache ecchymotique ordinaire, la rougeur s'atténue, passe au violet, vire au jaune clair, en même temps que l'infiltration disparait et que peu à peu la peau reprend sa souplesse.
Il persiste quelquefois une légère tache ecchymotique, la peau desquame légèrement, mais d'une facon inconstante. Il ne subsiste jamais de cicatrice.
Des poussées successives peuvent prolonger l’affection durant 2 à 6 semaines. Les récidives sont exceptionnelles.
Il a été signalé quelques complications précoces,
très rares :
des endocardites secondaires, mais il s’agit le plus souvent de troubles du rythme passagers ; de souffles anorganiques, la phlébite est très rare,
une albuminurie transitoire, une hématurie.
Tardivement on peut observer des manifestations pleuro-pulmonairesou une atteinte tuberculeuse des séreuses; ces faits ont un intérêt capital pour l’étiologie et le pronostic de l’érythème noueux ; nous
allons y insister.