‹ L'Érythème noueux tuberculeuxChapitre 12 sur 39 · ER PUR · texte numérisé non relu

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longe. Les observations sont multiples : 29 malades de Massini, présentent dans plus de la moitié des cas des lésions indiscutables 6 mois après : des méningites tuberculeuses terminales ont pu être observées dans un délai variable (Sézary, Mlle Pérel, Appert, Marfan, Paisseau,L. Bernard), ainsi que des pleurésies séro-fibrineuses consécutives (Ramond, Duthort), des péricardites, des péritonites, etc... Dans une statistique récente portant sur 2? malades ayant eu un érythème noueux, M. Lesné à noté : 2 kératites phlycténulaires, une spléno-pneumonie une granulie froide, une pleurésie séro-fibrineuse.

Très intéressante est la recherche de la contamination tuberculeuse chez de tels malades : dans bien des cas elle a pu être retrouvée. Dans notre observation [IV nous rapportons l’histoire d’une enfant de 5 ans 1/2 dont les antécédents personnels et familiaux semblaient indemnes de toute manifestation bacillaire. Mais une enquête minutieuse auprès de la mère nous apprit que l’enfant avait passé le mois d'août 1932 en contact avec une enfant de 14 ans, tuberculeuse avérée, porteuse de bacilles et qui était mourante de tuberculose pulmonaire en février 1933. L’érythème noueux a apparu 1 mois 1/2 après le contact : on retrouve et l'origine de la contamination et la date de celle-ci qui autorise à parler dans ce cas de primo-infection tuberculeuse.

De nombreuses observations semblables ont été publiées : des cas multiples, autrefois considérés

comme de petites épidémies familiales, semblent

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relever d’une contamination en série de plusieurs membres d’une même famille par une personne de l'entourage immédiat. Nous en rapportons un cas dans nos observations IL et III où 2 enfants, frère et sœur, entrèrent à l’hôpital Hérold à 15 jours d’intervalle pour érythème noueux ; 3 jours après nous voyons arriver la sœur aînée avec tous les signes cliniques d’une tuberculose pulmonaire, des bacilles de Koch à l’examen direct des crachats, des signes radiologiques de lésions en évolution. C'était là

évidemment le foyer de contamination.

En résumé, l’érythème noueux survient rarement chez des tuberculeux avérés, mais semble coïncider avec des signes d’imprégnation bacillaire.

Il se rencontre plus fréquemment chez des sujets soumis à la contamination et chez lesquels on peut retrouver des antécédents bacillaires héréditaires

ou collatéraux.

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