‹ L'escoufle: roman d'aventureChapitre 18 sur 63 · ANALYSE DE L*ESCOUFLE XV · texte numérisé non relu

ANALYSE DE L*ESCOUFLE XV

et des contés ; son logis était élégamment orné ; tous les matins elle y faisait étendre dePherbe fraîche, et ceux qui la fréquentaient étaient ravis de sa société. Un jour, accompagnée d'Isabel, elle fit visite à la dame de Montpellier, et lui offrit une ceinture et une aumônière richement brodées aux armes de son époux. Isabelle de son côté lui offrit une guimpe de sa façon. La dame les accueillit avec grande faveur. En vérité, on n'eût pas fait plus grande fête à la comtesse de Champagne ' (v. 56 16). Elle les garda à souper et fit reconduire les deux demoiselles à leur logis, après leur avoir fait de riches présents (v. 5825).

Huit jours après, le comte de Saint-Gilles, qui était Tamant de la dame de Montpellier, vint voir celle-ci. Il se scandalisa de voir sa dame porter une aumônière aux armes de son mari. « Comment ! dit-il, c'est moi qui passe pour « être votre ami, et c'est votre mari qui le sera! » La dame l'apaisa en lui donnant l'aumônière et en même temps elle lui fit l'éloge d'Aelis qui l'avait brodée. Lorsque le plaisir que les deux amants goûtaient ensemble eut assez duré, le comte de Saint-Gilles s'en revint chez lui. A son approche, la comtesse vint au-devant de lui. Elle remarqua l'aumônière et reconnut les armes du seigneur de Montpellier. Les larmes lui vinrent aux yeux : « On ne m'a pas « menti, dit elle, quand on m'a dit que vous aimez la dame « pour qui vous portez cette aumônière. — Dame, reprit le « comte, faites-en autant. — Certes, il n'y a pas de cein- « turière dans ma famille, et quand je souffre votre volonté « et ma honte, je vois pas pourquoi vous me diriez des « injures. » Le comte vit bien que sa dame supportait la

ghe de Peroscia, niuna meretrice, overo putana, overo lavatrice di capeta^ degga stare overo demorare, a diece case de lungne a le dicte chiesie. »

{La prostitU!(ione in Perugia, nei secoli XJVy XV e XVI^ documenti editi da Ariodante Fabretti, Torino, 1890, p. 5.)

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