‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 187 sur 202 · W(l., l. ni, p · texte numérisé non relu

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GONCLUSIOlf. 379

sèment de la marine. Lorsqu'il sortit du ministère, TEspagne comptait quarante -quatre vaisseaux de ligne, dix-neuf frégates et un grand nombre de chébecksy de paquebots et de bombardes ^ Ces progrès alarmèrent TAngleterre. En 1761 , le comte de Bristol écrivit au comte d'Égremont que les Espagnols avaient quarante-neuf vaisseaux de ligne, vingt-etrune frégates et vingt-six mille matelots en état de servir^. Le cabinet de Londres résolut de détruire cette marine renaissante qui lui portait ombrage. Au sortir de la guerre désastreuse dans laquelle l'Espagne se vit engagée par le pacte de fa^ mille, elle ne posséda plus que trente-sept vaisseaux de ligne. Mais, déjà en 1770, elle en avait cinquante et un de cinquante-huit à cent douze canons, plus vingt-deux frégates et un grand nombre de bâtiments de guerre dun rang inférieur. En 1774, elle avait soixante-quatre vaisseaux de ligne et vingtsix frégates; en 1778, soixante-quatre vaisseaux de ligne et trente-deux frégates^. Avant les événements malheureux qui marquèrent le commencement du xix" siècle, l'Espagne était la troisième puissance maritime de l'Europe.

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