‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 189 sur 202 · Coxe,t.n,p. 27 t · texte numérisé non relu

Coxe,t.n,p. 27 t

rinfluence du saint-siége au préjudice des droits de la couronne. On leur avait permis d'établir un tribunal, devant lequel on interjetait appel des décisions des évèques y et qui jugeait les procès civils et criminels concernant le clergé séculier. Un au* diteur nommé par la cour de Rome était chargé de prononcer la sentence. A cette juridiction étrangère et sujette aux inconvénients les plus graves, Charles ni substitua une juridiction nationale, en établissant à Madrid le tribunal de la Rota^ Il assura la tranquillité de l'Espagne et la complète indépendance de la couronne par la suppression de Tordre des jésuites, qui formaient un État dans TÉtat. 11 restreignit enfin l'autorité de l'inquisition. Une ordonnance, rendue sur la proposition du comte d'Âranda» enjoignit aux inquisiteurs de ne plus empiéter sur la juridiction civile et de se renfermer dans le cercle de leurs attributions qui étaient de poursuivre l'hérésie. Charles III se contenta de mettre des bornes au pouvoir de ce tribunal redoutable, qui avait accompli sa mission et n'était plus alors qu'un obstacle au progrès des lumières. Il répondit à ceux qui le pressaient de l'abolir : « Je n'ose pas affronter

Page 1