Coxe,t. VI,p
cimée par Texpulsion des Maures. La guerre de la succession, si funeste d^ ailleurs^ retint non seulement en Espagne les hommes et les capitaux que dans les guenres précédentes on perdait au dehors, mais elle attira de nombreux étrangers, qui s'établirent dans la Péninsule et lui rendirent un peu de vie et d'activité. Depuis la paix d'Utrecht jusqu'à la fin du xviii* siècle, FEspagne ne prit plus une part active aux grandes luttes dont l'Europe fut le théâtre. Aussi la population ne cessa-t-elle d'augmenter. En 1 702, elle ne montait qu'à 5^700,000 âmes; en 1726, elle s'élevait à 6,025,000; en 1768, à 9,307,000*; en 1797, à 10,541,000 ^ en 1822 à 1 1 ,661 ,000 » ; en 1825, à 14,000,000*. L'agriculture y gagna. Des milliers de bras furent employés aux travaux des champs; une immense étendue de terrains qui restaient en friche depuis près d^un siècle fut rendue à la culture.
Le gouvernement contribua par de sages mesures à ces heureux résultats. La taxe des blés, qui remon-tait au règne d'Alphonse X et qui avait eu les con-