‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 22 sur 202 · Ibid., p. 2G · texte numérisé non relu

Ibid., p. 2G

Ai PREMIÈRE PARTIE.

pituler, et si le marquis de Louvois avait envoyé quelques renforts au duc de Noailles, ce général n'aurait pas hésité à mettre le siège devant Barcelonne.

En 1695 , le maréchal de Villeroi se porta rapidement en Flandre, s'empara des villes de Deynse et de Dixmude et Gt sept mille prisonniers. Puis il se présenta devant Bruxelles, déclarant qu'il venait venger le bombardement de Dieppe , du Havre , de Dunkerque et de Calais, que les alliés avaient attaqués pendant les campagnes précédentes, au mépris des lois de la guerre et de l'humanité. Le gouverneur des Pays-Bas espagnols n'était pas en état de s'opposer à cette exécution militaire. Trois mille bombes et douze cents boulets rouges furent lancés sur Bruxelles; plus de trois mille maisons furent incendiées , la plupart des couvents et des édifices publics furent détruits. La perte essuyée par les habitants fut évaluée à vingt-trois millions de livres *.

Pendant ce temps, la guerre continuait en Catalogne. L'Espagne était réduite à un tel état d'abaissement qu'elle fut forcée de demander des secours au roi de Portugal et à l'empereur *. Une

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