Dépêche de Tarchevéque d'Embran, du 2 mars
S. Dépêche de M. Dnbral à l'archevêque d'Embrun. Badajoz, 7 août 1666. Cf. la lettre d'un officier français à l'archevêque d'Embrun. Bada- ]oz, MO septembre 1666. Archives du Ministère des affaires étrangères.
3. Tragar este bocado tan amargo (à avaler ce morceau si amer), comme disaili'archevéque d'Embrun, dans sa dépêche du 26 mars 1666.
qu'il ne convenait pas de faire la paix avec un tyran, et de traiter avec lui de puissance à puissance (hazcr paz eon un tiranOy de rey à rey). La reine résolut alors de s'adresser à l'opinion du pays, représentée par les principaux corps de l'État. Les conseils do Castille^ d'Aragon, de Flandre, de Portugal, et celui des ordres de Saint-Jacques , d'Alcantara et de €alatraya, votèrent pour la continuation de la guerre. Les conseils d'Italie et des Indes se déclarèrent seuls publiquement pour la paix, qu'ils croyaient nécessaire à la monarchie. La régente fut obligée de se soumettre à la volonté générale et la guerre continua. Louis XIY se préparait, à cette époque, à conquérir la Flandre. Son intérêt était d'entretenir la sécurité des Espagnols et de prolonger leur état de faiblesse. Il offrit des secours au cabinet de Madrid , pour l'empêcher d'accepter la médiation du roi d'Angleterre qui s'efforçait de rétablir la paix entre l'Espagne et le Portugal. En même temps, il proposait secrètement à la cour de Lisbonne une alliance contre TEspagne. Cette dernière proposition était faite avec plus de sincérité \ Le 31 mars 1667, la France et le Portugal signèrent une ligue offensive et défensive. Louis XIV prit l'engagement d'entretenir