Ranke, p
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commerçant à Pise et à Florence qui n'essuyât des pertes, et les créanciers de l'État nobtinrent d'être traités avec moins de rigueur qu'en souscrivant un nouvel engagement de huit millions de ducats^ , qu'on promit de leur rembourser avec les revenus des années suivantes. Enfin, la dernière année de son règne, Philippe II exigea un don gratuit, qui fut perçu comme une aumône aux portes des maisons ^.
A Tavénement de Philippe II, la dette publique de l'Espagne était de trente-cinq millions de ducats* A sa mort, elle s'élevait à cent millions de ducats % et les revenus de plusieurs années étaient engagés d'avance aux créanciers de l'État^. L'argent était devenu si rare que le taux de l'intérêt fut porté jusqu'au tiers de la somme prêtée '^^ Contraint par la nécessité, Philippe III, par un édit, enjoignit aux égUses, aux corporations religieuses et à tous les habitants du royaume, de soumettre à des magistrats délégués à cet effet un inventaire