VII
QUARTEL DE S* lERONlMO
Barrio de la Baronesa.
- Josef Garcia, Mozo de Caballos-
- Barlolome Pechîvilu, Ayuda de Càmara
— Antonio Iglesias, Oficial de Guamicionero.
— Ramon Ferez Villamil, Portero.
— Pedro Alvarez, Repostero.
Barrlo de la Crux.
— D" Eugenîo Aparicio, Corredor de Gambios.
— D' Ralcntîn Oiiate, sobrino del anterior.
— D» Grejforio Moreno, Dcpendiente de escritorio.
— D" Sabine FernandezOodoy, Oficial de la Contadurfageneral.
— D. Francisco Martincz Italenoy, Abogado.
— D. Andres Femandez Suavez, Agente de negocios.
— D. Miguel Ifiigo, dedicado al comercio.
Barrîo de Pinlo.
— Juan Coronel, de oficio Peluquero.
Barrlo de Trinilartas.
Ninguno.
Barrio del Biien Suceso.
— D" José Peligro, Mayordomo de la Marq" de Villeicas.
— Un bijo del anterior de Itt anos y tambien A
[185]. ~JoséFE8pejo,soldBdoinvdlido que se hallaba de portero.
ttlBLiOTUKQiTE DB MuiMO. ManutcriU, p. V. — Caja S, d* 73.
Un officier d'artillerie de l'armée espagnole Don Juan Perez de Guzman a publié, il y a quelques années, un Caialogo alfahetico de los muertoa y heridos et dos de Maya de i808 en Madrid. Ce catalogue, non mis dans le commerce, est extrêmement rare- Je dois la communication des renseignements qu'il fournit à l'obligeance deM.l'abbéTubeur, recteur de Saint- Louis des Française Madrid. M. Barrera, commandant d'Ëtat-Major, a bien voulu en &ire prendre une copie au ministère de la guerre à Madrid. Cette liste atteint les chiffres de 406 morts et 172 blessés. Mais dans cette Lisla de victimas les noms ne sont suivis d'aucune indication permettant de les identifier, comme le fait au contraire le document si probant de la Bibliothèque de Madrid; beaucoup d'anonymes y figurent, on y relève des mentions telles que : " un homme inconnu n, " un bomme de quarante ans n, » un jeune homme », ti UD homme n, » une femme >, i' un soldat», » un mendiant ><-..
tW L'ESPACAÉ Et NAPOLÉON
Sans contester ces chiffres, il semble donc plus uge d'admettre ceux que donnent les noms établis, vérifiés, authentiqués au moment même des événements.
LETTRE DE DUROG A TALLETHAND
La lettre de Talleyrand du 13 mai foit allusion à une lettre du grand maréchal datée du 8. Nous avons eu la bonne fortune de retrouver l'ori^jinal de cette dernière dans les archives du château de firo^'lie, que le feu duc de firoglie avait bien voulu mettre à notre disposition. Elle donne la note des pensées de l'entourage intime de l'Empereur et de ses confiantes illusions ;
u Bayonne, 8 mai 1808.
u MONSEIOHEUB,
Il Totites les affaires avec l'Espagne sont arrangées...
•' La résidence des Infants Ferdinand et don Carlos n'étant pas encore déterminée, S. M. ayant jugé qu'ils ne peuvent pas continuer à rester à Bayonne, désire le» envoyer passer quelque temps à Valençay. Quoique S. M. doive vous en écrire, elle m'a chargé de vous en prévenir pour que V. Altesse donne les ordres afin qu'il y ait quelqu'un pour leur en faire les honneurs et quelques domestiques pour les servir.
u II y a Une cinquantaine de personnes, maîtres et domestiques. Je ne puis pas vous dire le nombre des uns et des autres, car cela est bien difficile à distinguer par la quantité de classes qu'ils ont narmi eux. Les princes sont fort mal outillés pour l'argenterie et la cuisine, étant venus ici à peu près sans bagages.
I' J'ignore si l'inbnt don Antonio, qui nous est arrivé hier, les suivra; il est parti un peu impromptu de Madrid et n'a que trois ou quatre personnes avec lui. La reine d'Etrurie et sa famille, l'in^nt don Francisque et le prince de la Paix suivront le roi.
([ L'échauffourée de Madrid y a produit beaucoup de bien. Tout cela ira mieux lorsque la famille sera éloignée et l'on perdra tout espoir. Les actes et proclamations du péro et du fils produiront aussi du bien.
APPEBDICBS Ml
a Isquierdo est arrivé, mais lorsque tout i^tait fini. Il ne s'est pas tenu pour battu, et comme son plus grand bonheur est d'être dans les affaires, il a voulu eml>arraaser ce qui était fait et le recommencer. Mais son grand ami lui-même dit qu'il est fou, et on ne l'a pas écouté.
M Vous dire que tout le monde est content, ce serait trop. Le roi, la reine et son parti le sont, les princes indifférents ; quelquesuns de leurs officiers mécontents, mais tous ont pris leur parti.
H Vous avez ici un collègue, le duc de Frias, qui a eu bien de la besogne; dans les premiers joun de l'arrivée de Charles IV, il le couchait et il le levait; il en faisait autant A Ferdinand Vil, et il ne fait plus rien k présent.
a Je vous renouvelle l'aisurance,-..
■ Doaoc. »
Archives db Bbo«I.IE. Papitrt de TalUjrand rlalte'i par M, Je Bacourt.
DÉPUTÉS ESPAGNOLS A LA JONTS DE BATONNE
e juillet 180g.
Ont ùgiié : Miffuel Josef de Azanza, Marîano Luis »e Urquuo, Antonio Rnnz Romanillos, Josef Colon, Manuel dk Lardizabal, Sébastian de Torhes, Ignacio Martinez db Villela, Domingo Cervi^o, Luis Idiaoubz, Ândres de llEnaASTi, Pedro de Pohhas, le Prince de Castelfranco, le Duc del Parode, l'Arclievêque DE Bl-rgos, Fr. Miguel db Azevedo, vicaire général de San Francisco, Fr. Jorge Reï, vicaire général de San-Augustin, Fr. Agustin Pbrez de Vallai>olu>, général de San Juan de Dios, F, Duc DE Fbias, F. Duc de Huab, F. Comte de Oroaz, J. Marquis DE Santa Crui, V. Comte de Ferman Nu^Iez, H. Comte de Santa Coloha, le Marquis de Castbllanos, le Marquis de BendaSa, Miguel Escudero, Luis Gainza, Juan Joseph Maria de Yandiola, Joscf Maria de Lardizabal, le Marquis de Monte Hebmoso, comte de Tavuna, Vicento del Caitillo, Simon Perez db Cbvallos, Luis Saiz, Damaso Castillo Larboy, Christoval Gladera, Josef Jooquin del Moral, Francisco Antonio
(8* I/ESPACNE RT NAPOLËON
Zei, Josef Ramon Mila de la Roca, Ignacio de Texada, Nicolas M. Herrera, Tomas la Pena. Ramon Maria de Adurriaga, don Manuel de Pelato, Manuel Maria de Upategui, Fermin Ignacio Beun/a, Raymondo Etenuard r SALi<(Ait, Manuel Romero, rcancisco Amoros, Zenon Alo:(ko, Lu!s M>^:lkndfz, Trancisco Amgulo, Roque Novella, Eugcnio de Sampeloio, Manuel Garcia de la P«ada, Juan Soler, Gabriel Benito de Orbkgozo, Pctlro DE IsiA, Francisco Antonio de Ecraque, Pedro Cevallos, le Duc de l'iNrAHTADo, Josef Gontcz IlEnMosit la, Viccntc Alcala Galiano, Miguel Ricardo de Alava, Cristoval de Gon- GOHA, Pablo AnRiBAs, Josef Garriga, Mariano AuusTfN, l'Amiral Martjuis de Ariu^.a ï Estepa, le Comte de Castel-Florida, le Comte DE NoBLUAs, Maréchal de Oajtille, Joaquin Xavier Uriz, Luis Marcciino Pereyra, Ignacio Muzquiz, Viccnle Gonzalez Arnao, Miguel Ignacio de la Madrid, le Marquis de EsFEJA, Juan Antonio Llohente, Julian de Fuentes, Matco de Norzagaraï, Josef Odoardo y Grandphé, Antonio Soto Premos- TRATEN.4E, Juan Nepomuceno de Rosales, le Marquis de Casa- Calvo, le Comte de Torre Muzquiz, le Marquis de Las Hobmazas. Fernando Calixto HuSez, Clémente Anton Pisador, Don Pedro Larriva Torres, Antonio Savi^ok, Josef Maria TiHco. Juan Mavri.
Eipegne, vol. 07S, fol. 301.
DÉCLAHATION DE CUERRE DK LA JUNTE DE SËVILLR
Déclaration de guerre contre Sa Miyesté Napoléon
Empereur des Français,
Au nom de Ferdinand Vil, Boi des Espagnes et ile^ Indes,
t'augusle Junta.
La l'rance sous le règne de Napoléon I" a viole ses engagements les plus sacrés avec l'Espagne, elle a arrêté ses Rois, les a forcés à une renonciation illégale de leur trône, elle en agit avec la même violence envers les nobles Espagnols lesquels elle retient
encore injustement en son pouvoir. La France, par une entreprise inouïe et sans exemple dans les annales des Empires, a di'claré qu'elle clioisirait un Koi pour monter sur le trône des Espa^nes; ses troupes ont envahi ce Royaume, se sont répandues dans toutes ses provinces, se sont cmpan^-cs de nos fbrini-esscs et de notre capitale. L'assassinat, le brigandage et des cruaut6î sans exemple y ont éti\ exercées. L'amitié que la Nation espaj;nole a toujours témoitfni'e ù la France, celle-ci l'a payée de la plus noire ingratitude. Jamais monarque despote et ambitieux n'a donné au monde l'exemple de tant de perfidies et de trahisons envers une nation et son Roi. Enfin la France foule aux pieds notre monarchie, viole notre constitution et veut abolir notre sainte rclt{;ion catholiijue. Voilfl les maux horribles dont nous sommes accables et ceux qui nous menacent. L'Europe entière en a connaissance. Pour nous en délivrer, il ne reste qu'un seul moyen, la guerre! En conséquence, au nom de notre Roi Ferdinand VII et de toute la nation espagnole, nous déclarons solennellement la guerre et par mer et par terre à l'Empereur Napoléon et à la France. R^olus à secouer le joug de sa tyrannie, nous ordonnons à tous les Espagnols d'agir en ennemis contre la France, de lui faire tout le tort qu'il est dans leur pouvoir, conformément aux lois de la guerre; de mettre arrêt sur tous les navires français qui se trouvent dans nos ports, comme aussi sur les effets et propriétés françaises en quelque partie des Espagnes qu'ils puissent se trouver, soit qu'ils appartiennent au Gouvernement ou aux individus de cette nation. Ordonnons en mfime temps que tout empêchement et toute molestation envers la nation anglaise cesseront dès ce moment, et que toutes les propriétés, les navires et effets appartenant nu gouvernement et aux individus de cette nation ne sei-ont aucunement arrêtés ni molestés. Déclarons que maintenant la communication avec l'Angleterre est libre et ouverte, que nous sommes convenus de conclure une suspension d'armes avec ce Royaume et résolus de maintenir tnviolablement cette convention, en attendant que nous puissions parvenir à faire avec la Grande Bretagne une paix solide et durable.
Au reste nous jurons de ne déposer les armes que lorsque nous serons parvenus à forcer l'Empereur Napoléon à rendre à l'Espagne son Roi et le reste de la famille royale et à lui faire respecter les droits sacrés do la nation, ainsi que sa liberté, son intégrité et son indépendance auxquels il a porté une si violente atteinte.
Ordonnons enfin de concert avec la nation espagnole que la présente déclaration solennelle sera imprimée, publiée et mise en
«90 L'BSPAGMB BT NAPOLÉON
circulatioD dans toutei les Provinces âe« Espagne» el d'Amérique et portée à la connaiKsancâ de l'Europe, rÀfri«)ue et l'Asie.
Donné au Palais Royal Alcazar, à Séville, le 6 juin 1808.
Par ordre de la haute Junte gouvernante.
Sigïïié : Manuel Aguilar, secrétaire, Juan Bautista Paroo, id. • Espagne, vol. DTK, fol. K-Sk.
LE PROCÈS DV CÉMItBAt DUPONT
La nouvelle de la défaite de Baylen parvint à Napoléon le 2 août 1808 à Bordeaux ; sans attendre les détails, il s'exclama, accolant au nom du général Dupont les épîthétei de " béte, inepte et lâche n; parlant des soldats que la convention d'Andujar lui conservait, il affecta l'ironie et le dédain : • Les Anglais ne laisseront pas passer ces imbéciles; les Espagnols ne rendront pas leurs armes à ceux qui ne se sont pas battus. » Et ici, il devinait juste.
Dans sa vanité blessée, d'autant plus ulcérée qu'il se sentait secrètement responsable d'une catastrophe due en partie à ses ordres, il employa dés le premier moment une expression carac> téristique qu'il répéta souvent par la suite : u J'ai une tache sur mon habit; •• et sa main droite frappait furieusement son bras gauche. Par sou ordre, le Moniteur du 5 septembre publie un article insultant pour nos propres troupes. Ayant demandé à GUrke le ministre de la guerre : quels tribunaux jugeraient les généraux et quelles peines < les lois infligent à un pareil délit », il prescrit la réunion d'un conseil d'enquête où s'assemblent trois (généraux présidés par le ministre, à qui on n'a pu remettre à la hâte que quelques documents incomplets, et comme ■ pièces n des extraits des journaux anglais ou espagnols. La conclusion de cette commission sans mandat et sans éléments de contrôle, est que les /àks sont 1 non prévus par les lois n, et qu'il serait fâcheux de donner une grande publicité à l'affaire. Le mois suivant (9 octobre), Napoléon, qui est alors à Erfurth, approuve sans bruit cette fin de non* recevoir.
Cependant, tandis que las E^wgnok, violant cyniquement la
APPEHDICIS i»l
convention, gardent prisonnier* le* vaincu* de Baylen, ilt renvoient en France les généraux. Ceux-ci débarquent bientôt à Marseille et à Toulon; d'abord Marescot, puis Dupont, enfin Cbabert et Védel. Dès son arrivée, Dupont, encore au lazaret de Toulon, voit sei papiers saisis. 11 est écrouë an fort Joubert. Le 16 octobre, on lui fait subir un premier interrogatoire sur des questions dictées par l'Empereur, questions d'une forme injurieuse et supposant comme acquises des accusations de fantaisie. Le Î6 novembre il arrive à Paris, à la prisoji de l'àbbaye, où succès sivement viennent le rejoindre les généraux de sou corp d'armée. On réduit à des cellules infectes, comme de vulgaires malfaiteurs, des soldats tout au moins cbargés de services militaires glorieux et d'un passé qui roérilerait des égards.
Napoléon semble vouloir frapper l'imagination publique par une indignation qui soit un exemple pour l'armée et qui parvienne à donner le change à l'Europe, peut-être à l'histoire. En ce moment il vient d'arriver en Espagne, et si la défaîte de Baylen doit être vcngtie, il y travaille avec son génie et son bonheur habituels ; Burgos, Espinosa, Tudèle, Somo Sierra couronnés par la prise de Madrid le proclament assez haut. Voilà pour les ennemis. Pour ses propres soldats, il trouve un prétexte de donner une leçon que tout le monde entende. C'est la fomeuse revue de Vaila.dolid le 13 janvier 1809 (I) : à la parade, il apostrophe le général Legendre, qui se trouvait à Baylen, et l'accable de reproches, d'ailleurs immérités : u Vous êtes bien osé de paraître devant moi ! « (et c'est sur un ordre impérial que Legendre s'est rendu au quartier général) : » Votre main ne s'est pas desséchée en signant? n (ei Legendre n'a jamais eu à apposer son nom à la convention d'&ndujar); il lui reproche de n'avoir pas exigé u U garantie des Anglais •... qui n'étaient ni belligérants ni mime en Espagne; il qualifie de Français ayant » pafsé sous le joug n, les hommes qui ont posé leurs armes avec les honneurs de la guerre et dont les généraux espagnols ont proclamé la vaillance. En présence de ces Il inqualifiables violences n, <^mme les caractérise H. Thiers, de cette scène tbéfitrale et calomniatrice, on se souvient de l'appréciation du maréchal Wolseley : <i Pendant toute sa vie il joua pour l'auditoire : pour son année pard'émouvants ordres du jour; pour la France par des bulletins inexacts ; pour le monde, présent ou à venir, par sa conduite à Sainte-Hélène et par les romans qu'il y composa, n
(1) Le général TniÉiAtJiT (Me'moirei, t. IV, ctisp. 6) e« a doon* nn r*di en partie exact maii agr^roentl d'omement* de Fantaisie.
tm L'ESPAGNE ET NAPOLÉON
Le siège de l'Empereur était fait; il voulait flétrir ceux que la victoire avait trahis; »i quelqu'un de ses généraux n'était pas vainqueur, c'est qu'il était un lâche, un traître, et, pour achever le lubleau, un voleur. Cette thèse fut mise en avant dès la première heure. On voulut aussitôt attacher une importance capitale à la question des bagages sauvés par Dupont, pillés par les Espagnols. Jusqu'à Sainte- Hélène, ce fut le thème impérial : u Dupont a perdu l'Espagne pour ses fourgons! " Et on interrogea avec ostentation les payeurs de l'armée d'Andalousie : Plauzoles et Leremburc; leurs ri-ponses n'incriminant en rien leur ancien chef, on les passa dès lors sous silence. Les véritables témoins de Baylen, généraux et officiers revenus de Cadix, qui auraient pu donner des renseignements, ne furent pas interrogés, et on les dispersa sur-le-champ dans toutes les armées, en divers pays ; Rouyer en Saxe, Roize en Italie, Dabadie en Espagne, l'résia i Dijon, Cassagne à Madrid, Poinsot à Milan, Cavrois à Bayonne; aucun des aides de camp ne fut mandé pour apporter un témoignage. Au commandant Baste, des marins de la garde, nulle question posée. Dupont demandait avec inslance que l'on fasse comparaître avec lui les généraux rentrés d'Espagne. Nulle réponse. Savary, peu suspect, avait proposé de donner des éclaircissement*; on ne lui en demanda aucun; il remit la copie de ses lettres à Dupont pendant le mois de juillet 1808; ces documents d'une importance capitale disparurent avant de figurer au procès.
Ce procès, l'Empereur le confiait à la Haute-Cour, juridiction encore non organisée; Dupont, Marescot, Chabert, Védel, le capitaine de Villoutreys subirent des interrogatoires sommaires (février 1809); puis lorsque Cambacérès eut émis l'opinion que l'absence de preuves amènerait l'acquittement : « Alors je n'en veux plus! » déclara Napoléon; il fit cesser les préparatifs commencés pour les audiences au palais du Luxembourg, et au mois d'avril, sans explication, tout rentra dans un prudent silence.
En vain Dupont, qui venait de choisir pour ses défenseurs Berryer père et Chauveau-Lagarde, réclama la remise de ses papiers saisis, en vain il écrivit directement & l'Empereur. On voulut oublier. Ces grands coupables dignes des pires châtiments, si les reproches eussent été fondés, furent sans bruit autorisés A se rendre dans diverses maisons de santé aux faubourgs de Paris.
A Clichy d'abord (août 1809], puis aux Ternes, le général Dupont se retira, sous la surveillance respectueuse des gendarmes. Il est vrai que, s'étant établi chez son beau-père, le comte Bergon, conseiller d'État, Regnaud de Saint-Jean d'Angély réprimanda vertement de cette condescendance l'officier de gendarmerie.
L'Empereur avait en 1810 demandé un nouveau rapport; il ]fl garda en portefeuille pendant toute Tannée 181 1; en février 1812, il reprît brusquement l'affaire en constituant un « Conseil d'enquête ». Se» membres le rendaient imposant : l'Archi-ChancelîerCambacérès présidait; Talleyrand, les ministres de la justice et de U guerre, les maréchaux Bertliicr, Monccy et Bessières, Lacépédc, grand chancelier de la Légion d'honneur, Lraplace, chancelier du Sénat, Boulay de la Meurthe, président do section au Conseil d'Ltat, Muraire, premier président de la Cour de cassation, le composaient. Le palais des Tuileries était le lieu du tribunal; quatre séances (17 au 27 février) s'y tinrent à huis clos; on y donna lecture des anciens interrogatoires, de quelques pièces saisies; on y écouta surtout le rapport du procureur général Hegnaud de Saint-Jean d'Anjfély dont l'exactitude était la moindre qualité; préoccupé de bien soutenir la thèse impériale, il exagérait le nombre des voitures de l'armée française : 800 au lieu de 202, chiffre que donnent les documents espagnols eux-mêmes; il afRrmait l'abandon des malades à Cordoue alors qu'une lettre du corrégidor de la ville prouvait le contraire; pour lui les divers effectifs de Dupont montaient à 30,855 présents, quand les états de situation atteignent à peine le chiffre de 15,000; il voulait que le 21 juillet le général Védel fût hors de l'atteinte des Espagnols, tandis que la route de Madrid lui était déjà coupée, etc.
On n'avait convoqué aucun témoin. Les prévenus n'eurent pas de défenseurs; on leur concéda juste le temps de lire eux-mêmes des mémoires justificaUfs composés en un jour et demi sans que leurs papiers leur eussent été rendus. Une confrontation fut accordée au général Dupont avec le général Védel ; et en sortant de cette scène, Talleyrand déclara : a 11 est impossible de se mieux défendre, pieds et poings liés, n On recueillit sans plus tarder les avis : C^mbacérès souhaita » d'ensevelir l'affaire dans une nuit éternelle ». Muraire, homme pacifique et magistrat peu belliqueux, s'écria qu'il fallait à la guerre a vaincre ou mourir n . Boulay constata la désobéissance de Védel et repoussa l'application rétroactive d'un article du nouveau Code pénal du 12 février 1810, que Regnaud voulait faire aux vaincus du 19 juillet 1808. Bessières se déroba par quelques banalités. Monccy regretta que n Dupont ne fût pas mort avec tout son monde » . Feltre blâma Tédel, critiqua Dupont, se rangea de l'avis de l'Empereur. Ber* thier émit cette pensée : « Qu'on aurait dû charger en masse n. Talleyrand blâma un u acte honteux ». Chacun donna son opi-
■Mi L'ESPACMB BT OAPOLtON
nion «ur la u peine ■ ; privatios ia» grade*, des htmodun, des tniMmenUi de* titrei; esil i vingt heures dw r^ideoces de S. H. •— On ■'en remettait volwitien à cet «riiitre «uprArae.
Le l" nmn, Napolôon parla : il prononça l«> dectitutioas qu'on lui proposait, puif de son initiative, il les aggrava en y «joutant pour Dupont la prison pei^^todle. Au bout de quel^uas semaines, dans la nuit du 31 mai*, on réveilla le général pour lui lire h diècision de l'Empureur. Il remit ses iusignas de la Légion d'boDneur avec ee simple mot : a Us sont couverts de mon sang. ■ On le tfaneCém au fart de Joux. C'est caractériser U légèreté apportée par Napoléon en cette affaire, que de relever son aveu i qu'il avait ifporé |a blessure reçue par Dupont en combattant ï fiaylen.
Lorsque trente ans apnïs. les trois bâtonnier* : Chaix d'Est- Ange, Durergier et Paillet examinèreut ce <• procès t mené en dehors de toute r^le juridique, ils flétrirent procédure, jugement et sentence. Dupin appelait l'arrêté du 1" mars 1812 » un acte inf&me, tyrannique, arbitraire, indigne de figurer parmi les lois qu'on est tenu de respecter et d'appliquer d.
Au bout de quatorze mois, du fort de Joux Dnpcmt fut transféré i la citadelle de Doulieiu; puis, en janvier 1814, on lui permit, sous la surveillance de la police, de résider è Dreux. C'est Ià que Talleyrand, d'accord avec l'empereur Alexandre, le fit chercher à la fin du mois de mars suivant, pour lui confier le portefeuille de la guerre dans le gouvernement provisoire. Le rusé diplomate pensait que la persécution avait rendu Dupont un homme parfaitement sur et à jamais irréconciliable avec Napoléon- Ce sentiment ne parait pas avoir poussé le général A la vengeance. Il recueillit tout aussitôt de multiples témoignages de respectdc ses anciens corapagnous d'armes. Védel se montra parmi les premiers solliciteurs et ne fut pas éconduit; Berthier prononça le mot décisif, en allant saluer le camarade qu'il avait condamné : u Vous «ave»: bien comme il étaitj j'ai agi contre mon gré. ■
i> Je connais votre gloire et vos malheurs h, dit à Saint-Ouen Louis XVIIl ; et il ordonna la revision du procès de 1813. Arrêté par les Ccnt^Jours, l'examen juridique mené par le chancelier Dambray, magistrat intègre, se termina en 1816, concluant que la convention d'Andujar avait été « indispensable, honorable, avantageuse " . — Napoléon lui aussi avait implicitement rétracté ses injustices et ses injures, en rendant des commandemenu aux g^éraux qu'il avait •• flétris «, et en autorisant, ^rés le retour de nia d'Ëlbe, auprès de Dupont lui-même, dei instances pour le voir reprendre son rang dans l'armée.
ÀPPENDICIS 40fi
Celui-ci, en possession, sans autre avancement, de son grade de général de division depuis Ireotc-cinq ans, se confina, après 1830, dans une retraite absolue. Sa veuve (il était mort le 9 mars 1840) poursuivit avec persévérance le» calomniateurs àe son nom ; elle y eut beaucoup de mal, car Louis-PLilippe se dérobait et la logique laissait entendre que disculper Pupont c'était condamner Napoléon. La vérité toutefois faisait son chemin assez pour qu'à l'Assemblée nationale, dans un discours du 21 octobre 1848, M, Tbiers pût s'écrier : <> Je soutiens que c'est la bassesse qui porta le jugement qu'on rendit contre le général Dupont... J'ai lu la procédure... Napoléon savait Tinjustice qui avait présidé à cette
M. Tbiers, ministre et historien, avait eu entre les mains fes documents authentiques. Ces pièces décisives ont inspiré le travail du colonel Titeux ((), L'abondance des preuves est le défaut des trois in-quarto qu'il a consacrés à relever u une erreur historique " ; la vulgarisation de ses conclusions en devient plus difficile; elle est cependant nécessaire pour faire crouler la légende militaire envenimée par la passion politique. On prétendait que Dupont, en son passage au ministère de la guerre, avait fait disparaître les pièces du procès, on y découvrait un aveu de sa culpabilité. Or, ce dossier est encore intact, aux Archives du ministùre de la justice : dans 7 gros cartons, sous 44 numéros, il contient 1 ,074 pièces et 22 liasses. Il ne laisse pas de doute dans les esprits impartiaux; il justifie l'affirmation du vaincu de Itaylen : u Nous nous sommes battus avec courage, nous avons traité avec bonne foi (2). » — 1 i'ai traité pour évacuer l'Andalousie comme Junot pour le Portugal. Après avoir sauvé l'honneur, j'ai sauvé les troupes (3). »
Et les gens de coeur se réjouiront de ce que cette tache, pour parler comme l'Empereur, ne souille pas, ainsi qu'il affectait si maladroitement de le croire, l'uniforme français.
(1) Ces |r«i( Telunte* (1903) renferaMat, ■*«« dea i^p^tîiloDi iniiiilei, ils> diœrtatioD* probante! >iir le> faili iDcriminéa; ila font juiuce dot soi-dtaant Mêmoiret du comnisndaot Basut <1b l'hialoire (enlièremeat hutac) du «oualieulensnl Bugeaud è Baylea ; de> (l£pi>tîiii>ni coq IrHli cuire* de M. de Villou- Ireyi; dss afEinnatioD* auccCHirea du g^aéral Vide); du rapport de Itegnaud de Saint-Jean d'Angi<ly, etc. — On conaullera : Lieulenanl-colonel Clerc, Capitidatha de Baylea (1903); R. de Séze, Baylen et la poliliyue de Napoléon (igo&).
(I) Interrogatoire du 16 octobre 1808.
(3) Lettre du SI novembre 1808.
L'ESFAGNE ET NAPOLÉON
LKTTBES DE SAVARY A l'eHPBREUR (1)
SiRB,
L'exécution des ordres de Votre Majesté commencera ce soir à huit heures.
Un officier de gendarmerie et trois gendarme» avec un commissaire des guerres, pour chacune des dix maisons désignées, passeront la nuit à dresser l'état des biens meubles et immeubles de chacune d'elles, assistés du cotUador qui y est attaché. Demain, M. Crocbart, payeur de l'armée, qui est arrivé ce matin, pourra recevoir les vaisselles au Retiro, où il a reçu ordre de s'établir. Les mules rassemblées aujourd'hui sont au nombre de quarantecinq ou cinquante de la plus belle espèce; les chevaux, au nombre d'une vingtaine, me pnraissent trop beaux pour ne pas être vus par M. de Nansouty (2) avant d'être envoyés dans les remontes. I.es gendarmes ont encore rassemblé aujourd'hui soixante ou quatrevingts soldats espagnols de toutes nations. Un convoi de cent-cinquante est arrivé, conduit par les dragons de Lahoussayc, ce qui fait environ quinze cents hommes ramassés depuis hier. St Votre Majesté l'ordonnait, on pourrait meubler magnifiquement le grand appartement royal du Retiro avec les meubles de luxe des maisons dont il est question.
Le comte de Castel-Franco est constitué prisonnier, mais il est au lit avec la goutte et les jambes enflées. Je lui ai donné un gendarme pour le garder décemment.
Je crois qu'il serait également convenable d'ordonner à l'intendant général de faire vendre à l'encan les vins de France ou de qualité et le linge de ces maisons, sans quoi une grande partie sera gaspillée. — Toutes les rues sont déblayées et on pave avec activité. Midrid, le 7 dicembre 1808, à « h. 1/2 ilu .oir.
P.-S. — Si Votre Majesté le juge à propos, je placerai à la porte par où entrera le maréchal Lefebvre un poste de gendarmerie
(1) Je renvoie t la Heinie de» Queitioni Aiifoi'ifuet (janvier 1000), pour lea (roi> léjourt de Saverjr en Espagne et l'étoile dei docameota inëdîli que j'y ai publié*.
(S) Le gëuéril de Nanaouly, premier écuyer de l'Empereur, faisait alon let foDCtioDS de Grand Écuyer,
avec UQ officier et un poste d'in^terie, que je demanderai au g'énorui Belliard, pour arrêter toutes les mules de pillage qui doivent être au nombre de plusieurs centaines.
Sire,
Nos efforts ont obtenu quelques succi^s aujoui-d'liui. La maison d'Hijar, qui persistait dans un refus absolu de représenter son argenterie oacliée, a enfin indiqué le lieu où elle était renfermée; on s'occupe de l'enlever. CLez l'Infantado on n'a trouvé que quel<|nes caisses de vaisselle enfouie, et le raffinement le plus opiniâtre de refus de représenter aucune des richesses de cette maison. Un a soustrait jusqu'aux n')>[istres de recettes et dépenses et autres documents en remontant d'aujourd'hui à l'an 1803. Demain j'emploierai des moyens vî|rourGux pour découvrir les auteurs de ces manoeuvres et les amener à tout reprisenler aux agents chargés du séquestre. J'ai rassemblé quelques débris de mon ancienne police de Madrid, ils me serviront dans cette opération comme dans le complément de la liste imparfaite desémigrés de Madrid, que j'ai obtenue avec peine du gouverneur, à force de le talonner. Ils se trouvent en assez grand nombre et comptent parmi eux plusieurs grands d'Esp^^ne. J'établirai chez eux tout !e monde que j'aurai de disponible demain et j'espère en tirer beaucoup de chevaux et de mules. Je ferai s^iisir l'argenterie chez les plus riches, sauf à la rendre si Votre Majesté le juge convenable.
MmtHd. le 8 décembre, à T heures du •air.
Sire,
Conformément aux ordres de Voire Majesté, MM. de C.istelfranco, Saint-Simon, Santa-Cruz et Altamira le fils sont eu état d'arrestation; comme je suppose que l'intention de Votre Majesté est de les envoyer en l'rance, j'ai besoin d'une instruction du major général pour les mettre en chemin. J'ai l'honneur de lui observer que ces Messieurs n'ont pas une piastre pour les frais du voyage et qu'il budra que l'officier chargé de leur conduite les défraie en route.
L'opération de première saisie dans les dix grandes maisons désignées par Votre Majesté est terminée. Hier le payeur avait reçu cinq mille et quelques cents marcs d'argenterie, et environ
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600,000 francs d'argent monnayé. Il y avait encore quelque chose à recevoir. Je ne compte pas quelques bijoux d'or, quelques perles et diamants qu'il y avait aussi. La commission, présidée par H. de Fréville, fera le reste de la besogne relative aux immeubles. J'ai transrais à M. Mathieu Favier (I) l'ordre de Votre Majesté de vendre le vin et le linge à un acquéreur pour le tout.
Le séc]uestre est mis dans les six maisons d'émigrés désignées sur la seconde liste qui m'a été remise par le général Belliard, mais conformément aux ordres de Votre Majesté, il n'a été rien versé de leur mobilier chez le payeur. Ce serait dommage que Votre Majesté leur fit grAce, car il y a trois bonnes captures à faire dans les six maisons, et ce sont des ennemis aussi bien prononcés que les dix premières. On s'occupe de l'exécution des ordres de Votre Majesté sur la douane et la recherche du banquier d'Angleterre à Madrid, Nous avons quelque raison de soupçonner que c'est un nommé Murpby, Irlandais de nation.
Depuis la pointe du jour les officiers de gendarmerie parcourent les couvents pour enlever les mules appartenant aux émigrés et à l'armée des insurgés. Un seul couvent en a déjA envoyé quelquesunes. Je profite de cette occasion pour faire constater ce qui appartient à ces couvents en mules et chevaux. Ce soir j'en aurai l'étal. Le général Lauriston avait reçu hier quatre-vingt-dixsept mules d'une très belle espèce. J'en ai trois encore â lui donner, de sorte que son contingent est rempli. Maintenant je prie Votre Majesté d'ordonner à M. d'Oudenarde d'envoyer ici un officier et vingt soldats du train, à poste fixe, pour recevoir les mules qui vont arriver. Je n'ai ici personne pour les panser et rien à leur donner à manger. J'observe à Votre Majesté qu'il est bien essentiel de faire enlever de suite les mules des couvents, car les troupes qui y sont casemées les changent ou s'en emparent, et ce sera une ressource perdue pour l'armée si cela continue encore quelques jours.
Midrid, le 11 décembre 1808, b 9 b«ur«> du matin.
Madrid, iS décembre 1808.
... Les moines évacuent pour la plupart leurs couvents, emportant chacun leur petit paquet^ on ne sait pas encore si c'est par crainte de se trouver logés avec des militaires ou si c'est pour pro-
(1) Ordonnalear en chef de la Grande Armée.
APPENDICES 4fl9
fiter de la liberté que leur donnent les décrets de Votre Majesté... Les généraux et maréchaux d'empire qui viennent d'arriver ont été logés dans tous les palais de grands d'Espagne; îU ont mis dehors les gendarmes préposés à la garde du mobilier et ont brisé les scellés apposés par les commissaires nommés à cet effet. Témoin les hôtels Altamira, Fernan Nunez, Hijar, etc... La mission dont Votre Majesté avait bien voulu me charger ici me parait finie. Je la supplie de vouloir bien m'autoriser à aller reprendre mon service direct près d'elle.
Madrid, le 18 décembre 1808.
StHB,
Je m'empresse d'annoncer à Votre Majesté que les recherches faites chez ta duchesse douairière d'Ossuna ont eu un plein succès. On vient de transporter chez le payeur environ quinze ou seize quintaux d'argenterie, et le contador (comptable) de la maison a remis une déclaration de neuf millions de réaux de revenus.
On m'annonce pour demain la certitude de découvrir un magasin d'habillements plus considérable que le dernier que j'ai remis à M. Mathieu Favicr et qui a rempli quatre caissons.
Midrid, l« SO décembre 1808.
SlRB,
J'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté le rapport que je viens de recevoir de M. Logorsse, capitaine de la gendarmerie d'élite, chaîné de faire des recherches sur la caisse du couvent de l'Eseurial, qui se trouve à Madrid (I). il a déjà découvert cent trente ou cent quarante mille francs, tant en argent qu'en papier-monnaie, et il espère que les dispositions prises pour intimider les dépositaires lui feront découvrir le reste, s'il existe une plus forte somme. Je prie Votre Majesté de me faire dire ce qu'on doit faire de cette caisse.
On a trouvé dans la maison d'Ossuna trois caisses de quinquina
(1) Du» celle maiion dite dt loi Receiot te trouvaient un religieux occupé à l'ioipreHioii d'un dictionDUre arabe, un bibliothécaire et an moine charge de la vente de> bréviairei; ce* trois dangereux citoyen* fareol gtrdii par une brigade de gendarmeria, avec deux factlooDairet t la porte.
600 l'espaoe et napoléon
pesant à peu près cent livres, cela m'a paru assez précieux pour demander à Votre Majesté quel emploi il faut en faire. Le payeur m'a dit hier que l'argenterie de la maison d'Ossuna passait vin^rt quintaux. C'est cinq de plus que ce que j'avais annoncé par