VII
QUARTEL DE S» JEROMMO
Barrio de la Baronesa,
— Josef Garcia, Mozo de Ca' allos.
— Bartolome Pechivilu, Avuda de Câmara.
— Antonio Iglesias, Oficial de Guarnicionero.
— Ramon Ferez Villamil, Portero.
— Pedro Alvarez, Repostero.
Barrio de la Crux.
— D" Eugfenio Aparicio, Corredor de Cambios.
— D" Balentin Onate, sobrino del anterior.
— D° Gregorio Moreno, Dependiente de escritorio.
— D° Sabino Fernandez Godoy, Oficial de la Gontaduria "feneral.
— D. Francisco Martinez Balenoy, Abogado.
— D. Andres Fernandez Suavez, Agente de negocios.
— D. Miguel Inigo, dedicado al comercio.
Barrio de Pinto.
— Juan Coronel, de oficio Peluquero.
Barrio de Trinitarias.
Kinguno.
Barrio del Biien Suceso.
— D" José Peligro, Mavordomo de la Marq" de Villeicas
— Un hijo del anterior de 18 anos y tambien à
[185]. — Joséf Espejo, soldado invâlido que se hallaba de portero.
Bibliothèque de Madrid. Manuscrits, P. V. — Caja 8, n* 73.
Un officier d'artillerie de l'armée espagnole Don Juan Ferez de Guzman a publié^ il y a quelques années, un Catalogo alfabetico de los muertos y heridos el dos de Mayo de 1808 en Mady-id. Ce catalogue, non mis dans le commerce, est extrêmement rare. Je dois la communication des renseignements qu'il fournit à l'obligeance de M. l'abbé Tubeuf, recteur de Saint-Louis des Français à Madrid. M. Barrera, commandant d'Etat-Major, a bien voulu en faire prendre une copie au ministère de la guerre à Madrid. Cette liste atteint les cbiffres de 406 morts et 172 blessés. Mais dans cette Lista de victimas les noms ne sont suivis d'aucune indication permettant de les identifier, comme le fait au contraire le documents! probant de la Bibliothèque de Madrid; beaucoup d'anonymes y figurent, on y relève des mentions telles que : « un homme inconnu n, « un homme de quarante ans », <t un jeune homme », « un homme », « une femme », « un soldat », « un mendiant »...
486 L'ESPAGSE ET NAPOLÉON
Sans contester ces chiffres, il semble donc plus sage d'admettre ceux que donnent les noms établis, vérifiés, authentiqués au moment même des événements.
LETTRE DE DDROC A TALLEYRaND
La lettre de Tallevrand du 13 mai fait allusion à une lettre du grand maréchal datée du 8. Nous avons eu la bonne fortune de retrouver l'original de cette dernière dans les archives du château de Broglie, que le feu duc de Broglie avait bien voulu mettre à notre disposition. Elle donne la note des pensées de l'entourage intime de l'Empereur et de ses confiantes illusions :
« Bayonne, 8 mai 1808.
a Monseigneur,
« Toutes les affaires avec l'Espagne sont arrangées...
« La résidence des Infants Ferdinand et don Carlos n'étant pas encore déterminée, S. M. ayant jugé qu'ils ne peuvent pas continuer à rester à Bayonne, désire les envoyer passer quelque temps à Valençay. Quoique S. M. doive vous en écrire, elle m'a chargé de vous en prévenir pour que V. Altesse donne les ordres afin qu'il y ait quelqu'un pour leur en faire les honneurs et quelques domestiques pour les servir.
« Il y a une cinquantaine de personnes, maîtres et domestiques. Je ne puis pas vous dire le nombre des uns et des autres, car cela est bien difficile à distinguer par la quantité de classes qu'ils ont parmi eux. Les princes sont fort mal outillés pour l'argenterie et la cuisine, étant venus ici à peu près sans bagages.
«1 J'ignore si l'infant don Antonio, qui nous est arrivé hier, les suivra; il est parti un peu impromptu de Madrid et n'a que trois ou quatre personnes avec lui. La reine d'Étrurie et sa famille, l'infant don Francisque et le prince de la Paix suivront le roi.
« L'échauffourée de Madrid y a produit beaucoup de bien. Tout cela ira mieux lorsque la famille sera éloignée et l'on perdra tout espoir. Les actes et proclamations du père et du fils produiront aussi du bien.
« Isquierdo est arrivé, mais lorsque tout était fini. Il ne s'est pas tenu pour battu, et comme son plus grand bonheur est d'être dans les affaires, il a voulu embarrasser ce qui était fait et le recommencer. Mais son grand ami lui-même dit qu'il est fou, et on ne l'a pas écouté.
(1 Vous dire que tout le monde est content, ce serait trop. Le roi, la reine et son parti le sont, les princes indifférents; quelquesuns de leurs officiers mécontents, mais tous ont pris leur parti.
« Vous avez ici un collègue, le duc de Frias, qui a eu bien de la besogne; dans les premiers jours de l'arrivée de Charles IV, il le couchait et il le levait; il en faisait autant à Ferdinand VII, et il ne fait plus rien à présent.
« Je vous renouvelle l'assurance,...
• DuRoc. »
ARCHIVES DE Broglie. Papiers de Talleyrand classés par M. de Bacourt,