AF IV
L'Empereur prétendait effrayer d'un côté les résistances, de l'autre endormir les soupçons. Il voulait que son ambassadeur entretînt « l'heureuse illusion de la paix n pour faciliter le passage et l'arrivée en Portugal de notre première armée, prodiguer à Madrid les banalités complimenteuses, ne prendre sur aucun point aucun engagement précis (1).
Au tome premier de ses Mémoires le chancelier Pasquier a noté, à cette date du 27 octobre : « Dans ce traité, le plus extraordinaire peut-être qui ait jamais été libellé, se trouve écrite d'avance l'histoire des malheurs de l'Espagne, de la funeste guerre dont elle a été le théâtre et des événements qui ont commencé la ruine de Napoléon. »
Qui s'inscrira en faux contre cette remarque mélancolique?
(1) Appendices^ IV,