LAITIÈRE BASQUE (SAINT-SÉBASTIEN
De retour à Saint-Sébastien, nous arrivons bientôt au joli port de Pasajes, qui, vu de la station,
à tout à fait l’aspect d’un lac aux eaux calmes ; un canal étroit le met en communication avec la . mer, cachée par un rideau de montagnes escarpées. Ici, comme à Santander, à Bilbao et dans
\ ai x "à 44 Le à * 4 ÿ LA BIDASSOA. — IRUN. « bb) d'autres ports de la côte, ce sont des femmes — carqueras — qui portent les fardeaux. Nous
remarquâmes également de robustes batelières, qui nous firent penser à celles qui charmèrent tant madame d’Aulnoy, lorsqu'elles lui firent traverser la Bidassoa : ces «filles au pied marin » , ces «belles pyrates », comme elle les appelle, n’entendaient point la raillerie, et ne permettaient pas qu'on leur manquât de respect ; témoin l'aventure qui arriva pendant la traversée au cuisinier de la comtesse, à un Gascon trop entreprenant : la « jeune Biscayenne, sans autre compliment,