MOISSONNEURS DE LA HUERTA DE MURCIE
trouve, avec très-peu de changements, les mêmes procédés et parfois les none dessins que AE ces grandes adargas vacaries, ou boucliers de cuir, à l'usage des AUQNEE de Grenade, et qu RL encore quelques-uns à l'Armerea real de Madrid. La physionomie même des habitants À ts chose d’oriental ; ce qui s'explique du reste assez facilement. Au commencement du Lu siècle, les Morisques étaient encore en très-grand nombre dans la province ie ne RE Philippe HT ordonna leur expulsion, beaucoup de jeunes filles, ne pont se us à An sol natal, obtinrent la permission de rester dans le pays, à la condition d'épouser des ESpagnot
de vieille souche, ou Cristianos viejos, comme on les appelait. ie Hard à : Atailc Le I | à SEAGCES Le costume des Murciens ne diffère que par certains détails de celui des Valencien
les mêmes calecons de toile blanche, plus amples encore ; le gilet et la veste sont ornés de passementeries et d'agréments brodés sur velours, qui annoncent le voisinage de l'Andalousie ; le dernier genre, chez les paysans, est de porter, les jours de fête, d'énormes boutons en filigrane d'argent, qui atteignent quelquefois le volume d'une noix. Ces boutons coûtent jusqu'à six ou huit francs chacun : nous avons vu des paysans qui en avaient jusqu'à quarante. Quant à la coiffure, elle mérite une mention particulière : outre le mouchoir roulé autour de la tête et s'élevant en pointe, on en voit très-souvent une autre, la #ontera ou bonnet de velours noir; cette montera, suivant la manière dont on la place, ressemble à une espèce de cône qui s'élève entre deux cornes, coiffure bizarre qui ressemble un peu au bonnet des Chinois; placée d’une autre façon, elle rappelle trèsexactement le bonnet de Louis XI, dont la forme est.si connue. Nous vimes aussj un vieillard — un’ abuelo — coiffé du feutre pointu, comme celui que nous avions remarqué à Alcira. Cette mode, qui n'existe que dans la province, vient évidemment du moyen âge. Comme à Valence, on porte sur l'épaule la mante de laine rayée; on en fabrique à Murcie qui ont une certaine réputation.
Quant aux femmes, leur costume se Al rapproche beaucoup de celui des Anda- \ — = Jouses, du moins celui qu'elles portent les
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ne À jours de fête : la jupe courte à plusieurs volants, tantôt en soie brodée, tantôt en velours bleu ou grenat orné de paillettes d'or ou d'argent, laisse voir une jambe fine et un petit pied cambré, chaussé d'un
étroit soulier blanc ; les plus élégantes portent des bas de soie couleur de chair, brodés de dessins en zigzag; nous en vimes également qui portaient les mêmes souliers, mais sans bas. La mantille, à peu
Ag) Frs près la même que la mantilla de tira de
Andalouses, est en velours noir, à bords RM découpés en soie; posée sur le chignon, “elle se croise sur la poitrine ; ou bien elle se place simplement sur les épaules. Rien de plus simple que la coiffure, et rien de plus élégant : deux petites nattes rondes, composées de tresses très-fines, sont coquettement fixées sur la tempe, comme chez les femmes du Trastevere ; le chignon est composé de nattes également fines, arrangées derrière la tête, et offre exactement la forme d'un 8 placé debout, et dont la partie inférieure serait plus grosse que l'autre. Un petit peigne, crânement posé sur le côté, et un œillet rouge, un dablia ou une fleur de grenadier complètent. cette ravissante coiffure. Il n'est question ici, bien entendu, que des femmes du peuple; les señoras suivent le plus exactement possible les dernières modes de Paris, sauf en ce qui concerne le chapeau, que la plupart rem-