‹ L'Espagne religieuse et littéraire - pages détachéesChapitre 14 sur 37 · DON DIEGO DE CORDODA · texte numérisé non relu

DON DIEGO DE CORDODA

« Prenez du bon temps, Monligny, prenez du bon temps, car vous devez être malade. Seulement veiiillt'z

LIMANT DOÎf CAHLOS î»3

ic'inarquoi' (|uc les rois, sans tant dépilhèles, s'appellent simplement des médecins, et que leurs remèdes tuent et guérissent. »

11 est peu de scènes, selon moi, aussi belles, aussi complètes dans le Ihôûtre espagnol, où les caractères aient plus de relief, où la parole aille plus au fait, et, ce (|iii se rencontre bien rarement, où il y ait moins de mots inutiles. Surtout ce trait admirable, cet homme nest pas un roi, c'est un fantôme, témoigne de l'impression profonde que Philippe II avait produite sur les âmes, et montre combien autour de sa mémoiic lu légende avait commencé de bonne heure.

Avec la seconde journée reparaît don Carlos, lievenu à Madiid, où le duc a aussi ramené sa nièce, il soupçonne antre chose qu'un sentiment d'hoimeur chevaleresque dans le soin que prend Fadrique de proléger Violante contre ses ardeurs amoureuses, et de nouveau il le menace de sa colère. Fadrique se retire, au lieu de se justifier. Survient don Diego de Cordoba, réclamant une réponse à la lettre du roi. « Je l'ai déchirée, » répond insolemment le prince, et il donne le signal à une troupe de musiciens qu'il s'est fait amener pour distraire sa mauvaise humeur. Tout à coup il croit apercevoir dans la tapisserie un œil curieux qui le regarde. Il se lève furieux et porte un coup de poignaid dans la tapisserie. Ce trait m'a rappelé, dans Hamlet, un coup d'épée tout semblable, et ce nom d'Ilamlet m'était déjà vcmi une autn; fois à l'esprit, à celle élrange réponse que l'ail dttn (knios à son pèi'e :

9i L'ESPAGNE RELIGIEUSE ET LITTÉRAIRE

LE KOI.

«t Avez-vous pris quelque chose?

LE PIUNCE.

« Oui, seigneur.

LE itoi.

« Coimnenl vous en êtes-vous trouvé"'

LE PRINCE

« Je ne sais, en vérité.

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