‹ L'Espagne sous Ferdinand VIIChapitre 67 sur 79 · LETTRE XXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE XXXIV

A MISS BO\7i:.ES.

Séville, 18 mai i83i.

Sculpture coloriée. — Montanès , grand artiste en ce genre. — Petites statues siciliennes et andalouses. — Cet art est particulièrement cultivé en Espagne et eu Sicile. — Couvent des augustins. — Palais de Médina Coeli , bâti sur le plan de la maison

de Ponce-Pilate. — Pauvreté des frrands d'Rspagne. — Couvent des franciscains. — Halle de Séville. — Rapport qu'il y a entre les figures peintes par Murillo elles habitants actuels de la ville.

— Type inclTaçable imprime' aux diverses races humaines. — Murillo , marchand de tableaux à la halle , à coté des marchands de beurre et de poterie. — Ce qu'il a dû pressentir. — Couvent des dominicains. — Tableaux de Juau del Castillo et de Cano.

LETTRE XXXV

A MOlCSIEUn £UGÈl«rE DE BRÉZA.

Ecrit sur le bateau à vapeur qui va île Séville a San-Lucar , ce 2 mai i83i.

Les Espagnols aisés à flatter. — Pourquoi ? — Fête donnée dans une auberge. — Décoration naturelle. — Encore la bohémienne. — Elle paraît une autre personne. — La dame anglaise. — Récit de ce qui lui est arrivé depuis lors à Londres. — Procès en criminelle conversation. — Caractère des Espagnols. — 11 a deux faces. — Reaumarchais. — Son genred'exactilude dans le tableau qu'il fait de l'Espagne. — La politesse est naturelle aux Espagnols. — Les adieux. — Foule , tumulte. — Traits de mœurs. — Scènes des romans de Cervantes en action. — Mémoires à payer. — Foule d'ouvriers et de marchands. — En Espagne , tout le monde a sa doublure et sa triplure. — Explication de cette singularité.

— Les complaisants, classe plus nécessaire cl plus nombreuse que partout ailleurs. — Embarras du départ. — L'argent manque. — La lettre de change perdue. — Le banquier espagnol.

— Deux personnes en une. — Les grimaces et la vérité. — Le voyage dérangé. — Les paquets rouverts. — Soupçons de l'aubergiste et des marchands. — Impassibilité du ban(iuier. — H refuse de payer sans lettre de crédit. — La lettre de change retrouvée ; comment. — Incroyable distraction de l'auteur. — La matinée d'une maja un lendemain de bal. —Un Anglais qui vient au bat pour m'iiivitcr à rcntcrrcnient de son oncle.— Embarquement sur le Cuadalquivir. — Aspect delà contrée.

LETTRE XXXVL

A MISS BO'WI.ES

Cadix ; ce 26 mal i83i.

Traduction des strophes 65* et 6G* de Childe-Harold. — Différence de Cadix tel que l'a vu lord Byron , et de Cadix tel que je le vois. — Colloque entre moi et le gardien de la porte. — Difficulté que j'éprouve à entrer dans la ville. — Commis accessible aux flatteries. — J'entx-e comme prisonnier sur parole. — Cadix foyer de révolution. — La liberté des Andaloux fondée sur la rancune qu'ils conservent de l'affranchissement des Amériques.

— La valeur des termes en politique. — Ruine de Cadix.

— Révolution commerciale : contre-coup et punition des révolutions politiques. — Ce qu'il y a de curieux à voir dans Cadix. — Assassinat de l'alcade de Tariffa. — Passage de la Gazette de Séi'illc traduit. — Dangers du voyage que je vais entreprendre.— Récit de celui que j'ai fait de Séville à Cadix.

— Arrivée pendant la nuit à San-Lucar. — Le moine bleu. —

— Est-il moine ou brigand ? — Les calesseros. — Friponnerie d'un cocher. — Xérès. — La chartreuse. — Les paysans, voleurs dans l'occasion. — Aspect du pays. — Riant d'un côté, triste et désert de l'autre. — Effet de la soh'tude. — Impression particulière de la nature. — Champs parfumés. — H y a des sites qui parlent à l'âme sans plaire aux yeux.

LETTRE XXXVIL

A MADAME I^A COMTESSE MERLIMT.

Cadix , ce 27 mai i83l.

Cadix est moins différent que tout le reste de l'Espagne des autres villes de l'Europe. — Commerce de l'or en sac. — Industrie des porteurs d'or. — Fortunes colossales acquises par les hommes qui font ce métier. — Visite du roi dans une des maisons les plus opulentes de cette ville. — La salle de l'or. — Ferdinand emprunte un sac d'or. — Il le rend. — Mot de ce prince pour

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