‹ L'Espagne sous Ferdinand VIIChapitre 77 sur 79 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

fation pétrifiée. — Ancienne corniche du cloître de cette cour. — Barbarie d'un gouverneur espagnol. — Profanation de Charles- Quint. — Enceinte extérieure de l'Alhambra. — Ensemble des ruines. — Terrains vagues. — Points de vue à travers les murs tombés. — Le gardien du palais.— Humeur peu obligeante des Espagnols. — D'où vient leur manque de complaisance pour les étrangers. — Explication du voyageur. — Sa faiblesse. — Sa figure de mort effraie le gardien. — Les Anglais logés dans les ruines de l'Alhambra. — Us nous donnent l'hospitalité. — Souvenir du voyage de M. de Forbin en Egypte. — Trait d'amour maternel d'une Anglaise. — Les enfants anglais adressés à im banquier.

— Ils voyagent dans uue charrette sans leurs parents. — Excursion au Généralif. — Beauté des sites. — Végétation. — Vue de l'Alhambra. — Intérieur du Généralif. — Nature fantastique. — Etat del'àme d'un convalescent favorable aux impressions de la nature. — Défaut de la manièi-e de l'auteur — Jardins du Généralif.— Cyprès de la sultane. — Eaux du jardin. — Caractère particulier de ce lieu changé en cimetière. — Arbre de la femme du roi Boabdil. — Singulier cours d'eau. — Poui-quoi le voyageur préfère le Généralif à l'Alhambra. — Coucher du soleil.

— Description du paysage au moment où la nuit vient.

LETTRE LVI

A MONSIEUR JUI.es JANIN.

Grenade, aS juillet i83i.

influence de la politique sur le caractère des Espagnols. — En général ce peuple man(|ue de complaisance. — Froideur de s« politesse notée. — Plaisir de refuser les étrangers, naturel aux Espagnols. — Illusion du voyageur sur l'attachement des Andaloux pour leur gouvernement. — Symptômes de révolutions. — Ferdinand hop tyran pour un roi faible. — Histoire de dona Mariana l'enelia.— Les femmes cn)i)loyées commeagenls révolutionnaires par les libéraux. —Celte damefait broder un drapeau.

— La commission militaire. — Elle n'ose prononcer.— Opinion du gouverneur O. Lawler.— On écrit à Madrid.— Réponse du

roi. La coupable est condamnée à être pendue. — Elle refuse de nommer ses complices pour avoir sa grâce. — Solitude de la ville sur son passage. — Elle monte sur l'échafaud avec un courage inébranlable. — Mauvaise politique de Calomarde. — Draps noirs suspendus aux fenêtres des maisons le jour de la fête du roi. — Effet moral de cette exécution. — Changement dans les mœurs. — Parallèle entre la jalousie et l'avarice. — Conversation avec le médecin de Grenade. — La prudence du docteur. — Elle cède à la colère en voyant les honneurs militaires rendus au père général des franciscains. — Prédiction du docteur. — Vanité révolutionnaire des Espagnols. — Le cortège du père Cyrile. — Opinion de la classe moyenne. — Cette classe est plus arriérée en Espagne qu'ailleurs. — Elle adopte la politique moderne, mais en philosophie elle s'est arrêtée à Voltaire. — Ce qui peut résulter de cette contradiction. — Résumé de l'opinion de plusieurs voyageurs. — Ce que pensait Wellington de la valeur des Espagnols. — Ils sont braves comme partisans. — Le brigandage nuit au vrai courage. — Ses conséquences sont incalculables. — Il finit par prendre rang parmi les industries légitimes. — Les luagistrats coupables des crimes du peuple. — Mauvaises lois. — Effets de tant de corruptions. — Inquiétudes des ordres religieux. — Symptômes précurseurs d'un bouleversement social. — Chartreuse de Grenade. — Description du site de ce monastère. — Crépuscule du soir. — Impression poétique qu'il produit. — Pourquoi je voyage. — La convalescence rend sensible aux beautés de la nature. — Histoire d'un prisonnier d'état renfermé à l'Alhambra. — Justice du roi. — La lettre de cachet et la consultation de médecin. — Corruption des mœurs en Espagne. — Pourquoi le langage de tous est en général décent. — L'intérêt de chacun est de se taire. — Sévérité des lois: inutile. — Les réputations des nations sont aussi fausses que colles des personnes. — Droits d'entrée sur les denrées à Madrid. — Les moines sont exempts de cette charge. — Usage qu'ils font du privilège. — Le clergé peu respecté des auteurs dramatiques. — On se moque des choses saintes sur la scène. — Influence des idées françaises sur l'Espagne.— Ces idées ne sont adoptées que par peu d'hommes, mais elles préparent des changements importants. — Comparaison entre l'état matériel de la France et celui de l'Espagne. — Les libéraux espagnols nous offrent comme des modèles à

leui's compatriotes , de même que chez nous on nom rend les émules des Américains. — Craintes de l'auteur pour l'avenir de l'Espagne. — Vaudra-t-il mieux quele présent. — Diflerence qu'il y a entre l'Andalousie et la Castille. — Désintéressement des Castillans. — L'auteur préfère le caractère des peuples gouvernés monarchiquement à celui des nations républicaines. — Les Espagnols sont fanfarons et pourtant sincères. — impossibilité de faire conduire des chevaux andaloux en France. — Pieuse fraude d'un curé de Grenade. — Réputation de sainteté acquise à peu de frais.

LETTRE LVII

A MISS BO-WIiES.

Grenade, 26 juillet i83i.

Combat de taureau. — Le voyageur se rend à l'amphilhéâtie dans un carrosse à la Maintenon. — Ce qu'il savait de la littérature Espagnole avant de venir en Espagne. — Poésie lyrique. — Garcilaso. — Ce qui constitue la poésie. — Fray Luis de Léon. — Caractère de sa poésie. — Horace chrétien.— Original , malgré sa vénération pour l'antique. — Sous ce rapport il ressemble au Dante. — L'originalité poétique tient à la justesse des perceptions du poète. — Fray Luis est égal à David pour le coloris, et supérieur pour les sentiments. — 11 est retenu pendant plusieiu-s années dans les prisons de l'inquisition pour avoir traduit en Espagnol le Cantique des cantiques. — Garcilaso.— Son genre de mérile. — Sa mort et sa vie également chevaleresques. — Littérature moderne décolorée.- -Les poètes comiques ont seuls conservé quelque originalité.

LETTRE LVin.

A MISS BO'Vri.ES.

M.iilrid, 4 iiO"t ib3i.

Retour en France par Madrid. — Étal de souffrance du voyageur. — Départ de Grenade |)ar la route d'Andnjar. — Encore des

brigands. — Nouveau trait d'audace. — José Maria revendique le monopole du vol. — Récit du curé. — Robert Macaire espagnol. — Nous voyageons au pas. — Place du Triomphe, nommée par les Français — La foi prouve la puissance de l'âme , comme le doute dénote l'activité de l'esprit. — Adieu à Grenade. — Affaiblissement du voyageur ; il est près de s'évanouir. — Rien ne s'explique , et ce qu'on sent moins que tout le reste. — Poètes nés pour l'obscurité. — Dieu est leur seul juge. — Sottise des hommes qui ne font rien. — Leurs illusions sur eux-mêmes. — La route neuve. — Promesses de l'industrie. — Elles sont menteuses.— Aspect de la Vega le soir. — Souvenirs historiques. — Mort de la mère de Boabdil. — Description du crépuscule du soir. — Accidents de nuages. — Poussière dorée. — Féerie, mythologie.— Différence des impressions de la nature dans le Nord et dans le Midi. — Double chaîne de montagnes. — Silence des campagnes. — la nuit la Vega ressemble à un lac. — Souvenirs de 1 Italie. — Végétation de la Vega. — Ses parfums , uniques dans le monde.— Chèvres andalouses. — Elles sont d'une race particulière. — Leur aspect singulier. — Difficulté de définir le caractère espagnol. — Il est contraire au gouvernement représentatif.— Les Espagnols sont les meilleui's piétons de l'Europe. — ^Nos quatre hommes d'escorte nous accompagnent à pied toute la nuit. — El Campillo : village dans la montagne. — Le propriétaire campagnard. — La réception qu'il nous fait. — Le repos impossible dans ce gîte. — Saleté des chambres. — Conversation avec le maître de la maison. — Education élémentaire en Espagne. — Rechute du brigand converti a Polinario. — Convoi de brigands transférés à Grenade. — Pronostic de notre hôte. — Nous partons le soir même pour Jaën. — Description de la route. Eclat du clair de lune. — A une lieue et demie de Jaën la route neuve finit.— Difficulté du chemin. — La porte de la ville fermée.— Dangers des rencontres de brigands sous les murs. — On nous ouvre la porte à deux heures du matin.— La posada de Jaën. — Chaleur étouffante.— Le voyageur craint une rechute de son mal. — Caractères des sites.— L'été dévaste le pays.— Désert de cendre.— Description de la ville de Jaën.— La cathédrale n'a rien de remarquable. — Le gouverneur militaire.— Impossibilité d'obtenir une escorte de troupes régulières. — Il m'adresse au commandant de la milice.— On m'accorde une

escorte de douze miliciens. — Histoires sinistres qu'on nous raconte.— Les frères Bottijos viennent tous les jours dans Jaëa s'informer de la marche des voyageurs. — Peur de notre majorai.— Insupportable chaleur. — Tristesse du paysage. — Coucher du soleil. — Epaisseur des ténèbres. — Les chiens de berger. — Arrivée à Andujar. — Départ pour Madrid. — Fraîcheur et civilisation matérielle de Madrid par comparaison. — Chaleur de Val de Penas. — Point d'eau à boire.

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