‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 45 sur 113 · CHAPITRE VI ADDITIOMM'X · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI ADDITIOMM'X

duits de leurs rnami^ctures , ayant surtout ^un système d’irfipôt- ( le catastro oti Y équivalente ) moins opposé à la liberté commerciale , ces deux provinces, dis-je, obtinrent une augmentation rapide de population et de richesse. D’après les calculs laits à l’intendance de Valence en 1770’, la valeur des fruits commerciaux de là. province montait tous les ans à 65 millions de livres tournois ^ sans compter les fruits provenant des jardins , et les comestibles que l’on, consommait dans le pays. Cet avancement de l’agriculture, amena l’accroissement progressif de la population dans cette provincer Lorsqu’en . 1 7 1 8 on fit la répartition de l’impôt aomméf équivalente , on trouva qu’il existait 255,o8o âmes. Il ÿ en avait 6 o4>Ci 3 lors des levées pour le service de l’armée en' 1-761 . Le.denombrement que le comte • d’Arapda fit faire en 1768 donna le nombre de 716,886-; vers la fin du dernier siècle , on le fai- . sait monter à un million. (’) . . •

La Catalogne avait fait, pour sa part, jde semblables progrès; le commerce d’Amérique, n’étant plus soumis aux entraves qui l’avaient gêné jùs- ; qu’au règne de Cha’rlesIII, il prit un essor rapidq, qui fut suivi d’un grand accroissement de j population. Uztariz avait déjà prouvé par des calculs conformes à la vérité (’.), que la dépopu-,

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Latiou de l’Espagne ne venait pas ^de Féraigration en Amérique, puisque les province^les plus peuplées étaient précisément celles qui envoyaient plus de monde dans les colonies espagnoles. Ces provinces étaient la Cantabre, la Navarre, les Asturies, les montagnes de Santander et la Galice. U ajoutait que le système colonial des Anglais et des Hollandais n’avait certainement pas contribue à diminuer la population de ces États.

Les judicieuses réflexions 'de l’économiste espagnol se trouvaient pleinement confirmées par l’impulsion donnée à l’activité des Catalans par suite des principes favorables à la liberté de commerce que gouvernement de Charles III eut le bon esprit d’adopter.

L’accroissement de la population fut moins sçnsible dans les provinces de l’intérieur de 1 Espagne. Sous un.sy.stème d’impôt aussi onéreux et vexatoire que Valcabala ét les miltones,

• sans moyens de communications faciles pour I l’exportation" ou la vente de leurs productions, les deux Castilles, quoique appelées par la nature de leur sol à une grande richesse, géhiissaient sous la négligence de l’administration et par les obstacles des localités , dans un état voisin 4ie la •pénurie. Cependant telle était l’impulsion géné^r .raie et bienfaisante donnée dans tout le royaume, que ces provinces, dans une situation si précaire, augmentaient epcore le nombrede lOurs habitans.

Di d by Goôgle

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L’accroissement général de la population et de la richesse* nationale es|i démontré par l’augmentation du revenu public. Bn 1760 les états du, ministère des finanfces. portaient la recette à 3^2,5o6,4io.réaux. Les tableaux ci-après font voir que vers la fin du règne; de Charles III, elle raqntait déjà bien plus haut : peu de temps après sa mort, elle se trouvait doublée.

Tableau, général des Finances dans le continent de T Espagne en

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