CARACTÈRES OSTÉOLOGIQUES — ANGLE SPHÉNOIDAL
que chez les premiers la projection antérieure est représentéepar 475 et chez les seconds par 498. Le bord antérieur du trouoccipital est donc plus en arrière du bord alvéolaire chez le Nègre que chez le Blanc, et la différence est de 23. Mais cette projection comprend avec \di projection crânienne antérieure ^ la projection faciale ; et celle-ci est de 65 pour l'Européen, de 138^. pour le Nègre. Si on la retranche de la première, on trouve que la projection crânienne seule l'emporte chez le Blanc et que îai différence est de 50.
Ces nombres nous apprennent que, relativement au crâneauquel il appellent, le trou occipital est placé plus en avant chez le Nègre que chez le Blanc, ce qui n'est rien moins que vrai pour les singes. Ces mêmes nombres font ressortir la différence réelle qui distingue ici les deux races, savoir le prolongement en avant de la face.
Au point de vue de ces comparaisons entre l'homme et lessinges, Vangle sphénoidal découvert par M. Virchow, étudié par- M. Welker et que l'on peut, grâce à M. Broca, mesurer sans scier les têtes, présente un intérêt spécial. Il présente chez nous et chez les Quadrumanes par suite des progrès de l'âge une évolution inverse. C'est ce qui résulte des chiffres ci-joints empruntés à Welker :