ENTRECROISEMENT ET FUSION DES CARACTÈRES
Australiens (moy.) 1,617 Somalls 1,690
Toulcous I • f«ç>A Néozélandais 1,695
Guaranis t ^'^^^ Puelches )
Papous de Vaigiou 1,624 Nègre Gomma [ 1,700
Mincopies (max.)] Tanitiens (min.) ]
Fueiiens (moy.) I Lettes 1
Camomiens > 1,625 Insulaires de Rotuma [ 1,701
Madurais | Courouglis (moy.) )
Gingalais ] Roumains d'Autriche 1,702
Ando-Péruviens 1,627 Kabyles (moy.) 1,703
Français du Midi 1 » Mn Carolins.. 1,705
Chinois (moy.) } ^'°^" Mariannais 1,708
Nicohariens 1 ,631 Anglais (max.) 1
Belges (min.) 1,632 Eskimaux du détroit ( . ». f
Slaves d'Autriche (min.) 1 ,634 de Kotzebuc ( *» '"
Roumains d'Autriche ) j go» Australiens (max.) /
Magyars S ' Pottowatomis ]
Juifs 1,637 Caraïbes ( 1,727
Dravidas (moy.) 1,640 Rarakaîens }
Araucans 1,641 Tschuwaches 1,728
Bavarois 1,643 Patagons (moy. d'orb.) 1,730
Antisiens 1,645 Tscherkesses 1,731
Fuéjiens (max.) ) Patagons (moy. d'urv.) 1,732
Crées [ 1,650 Sepoys du Bengale 1,733
Dayaks (max.) i Chinois (max.) i,744
Bugis 1,653 Niquallis 1,752
Nègres (?) 1,655 Hawaïens 1,755
Fiénçais (classes ouvr. moy.). 1 ,657 Néozélandais 1,757
Allemands d'Autriche 1,658 Patagons (moy. muster.) \ . «-a
Eskimaux de l'île Melville 1,659 Allemands (max.) j — *»^'*'
Roumains (min.) 1 ,660 Polynésiens (moy.) • . 1 ,776
Fuéjiens (max.) 1 Pitcaimiens 1,777
Ghiquitos [ 1,663 Roumains (max.) 1,780
Hottentots * Ojibbeways (moy.) j - -«.
Français du Nord j - ««- Agaces des Pampas ( i,ioi
Arabes d'Algérie i ' Néocalédoniens (max.) 1.785
Néocalédoniens i j ^^/x Tahitiens (moy.) i j noe
Moxos S *»^'" Insulaires des Marquises } •' *''^^
Pampéens (moy.) 1,673 Insulaires de l'île Stewart 1
Eskimaux de Savage-Island ] Gafres i • 1,789
Hawaïens f ■ g>«g Hollandais ^
Néocalifomiens i ' Belges (max.^
Malais de Soolo ] Slaves (max.)
Slaves d'Autriche (moy.) { â aift Aymaras (max.) \ ..••••• 1,800
Russes I •• ^»"'° Insulaires des Mar- t
Javanais, o 1,679 quises (max.) /
Allemands j Tahitiens (max.) 1,803
Nègres [ 1,680 Néozélandais 1,815
Charruas j Mhaya 1,841
Français (classes aisées moy.) 1 ,681 Caraïbes 1 ,868
Ojibbeways (min.) I . «qq Ojibbeways (max.) 1,875
Natifs de Madras j ^ »^"^ Insulaû-es de Schiffer 1,895
Fiiiens 1,684 Néozélandais (max.) 1,904
Nègres de Sokoto 1,685 Patagons du Nord (max. d'orb.) 1,915
Belges (moy.) 1 ,686 Patagons du Sud (max. mus-
Anglais (moy.) 1,687 ters.) 1,924
Indiens àes Pampas 1,688 Insulaires de Schiffer ) , go a
Insulaire des Marquises \ . ««« Insulaires de Tongatabou J ' * Eskimau de Boothiasund J " *»^^^
On voit à quels étranges rapprochements, à quel singulier mélange conduit la considération de la taille. Les nombres qui
APPLICATION A ''l'homme 45
représentent la capacité du crâne, les indices cépbaliques, le poids du cerveau distribués de même en série font ressortir le même résultat, comme on le verra plus loin.
Il faut remarquer en outre que les moyennes sont en trèsgrande majorité dans ce tableau. Or, on voit que les écarts entre ces moyennes sont moindres que les écarts entre le maximum et le minimum d'une même race, si bien que des races parfois très-éloignées viennent s'intercaler entre eux.
Et maintenant que Ton compare par la pensée, non plus ces groupes, mais les individus qui les composent. N'est-il pas évident que, si on les rangeait par rang de taille, on passerait de l'un à l'autre avec des différences moindres d'un millimètre et n'est-il pas évident aussi que la confusion deviendrait encore bien plus grande qu'elle ne le parait dans le tableau ?
Eh bien, je le demande à quiconque s'est quelque peu occupé de zoologie et de zootechnie, est-ce dajis un ensemble d'espèces que les affinités les plus évidentes seraient rompues par Tapplication de ce procédé? N'est-ce pas au contraire dans les ensembles de races qu'on retrouve des faits tout pareils, comme chez le chien par exemple où le grand dogue et le doguin, le lévrier de Saintonge et la levrette de salon, le grand et le petit danois se trouveraient également séparés les uns des autres par une foule d'autres races, si on ne tenait compte que de la taille.
L'entrecroisement et la fusion des caractères si marqués entre groupes humains sont inexplicables si on considère ces groupes comme des espèces, à moins d'admettre que les rapports morphologiques entre ces espèces humaines sont d'une nature tout autre que celle des rapports de même nature existant entre les espèces animales. Mais cette hypothèse fait de l'homme une excep- ^iow/Nous avons donc le droit de la regarder comme fausse.
Au contraire si l'on ne voit dans ces groupes que des races (Tune seule espèce, tous ces faits d'entrecroisement, de fusion, concordent avec ce que nous montrent les animaux et font rentrer l'homme dans les lois générales ou, si l'on veut, dans les faits généraux. C'est donc là qu'est la vérité.
Ainsi sans sortir des considérations morphologiques, qui repondent à la notion de ressemblance contenue dans la définition de l'espèce, nous serions en droit de conclure en faveur du monogénisme. Mais, pour confirmer ce résultat et arriver à la certitude, il faut recourir à d'autres faits, répondant à la notion de filiation^ et chercher ce que nous apprend la physiologie dans les phénomènes de la génération.