ACTE II. 5l
DUNWOniE.
Francis, que j)uis-je faire? ([ue voulez-vous que je fasse ?
FRANCIS
Quoil... le major Duuwodie pourrait envoyer à la mort le frère de celle qu'il veut nommer son épouse ?
DUNWODIE.
Chère Francis , je voudrais en ce moment mourir pour vous , pour votre frère!... Mais puis-je trahir mon devoir ? puis-je manquer à mon honneur ! Vous me mépriseriez vous-même si j'en étais capable.
FRAA'CIS.
Dunwodie! vous m'avez juré que vous m'aimez?
DUNWODIE.
Si je vous aime, Francis! ... mille fois plus que Fexistence.
FRANCIS
Croyez-vous que je puisse jamais toucher la main qui serait teinte du sang de mon frère?
DUNWODIE.
Vous déchirez mon cœur !... Mais pourquoi nous tourmenter ainsi ? Il est impossible que Henri ait voulu faire le vil métier d'espion. Quand loutes les circonstances seront expliquées et bien connues, on verra qu'il n'est que prisonnier de guerre, et j'ai le droit de lui rendre la liberté sur parole.
Fr.A^CIS.
Oh, oui ! oui ! Qui pourrait en douter? Je le savais
bieu , inoi , que Dunwodie ne nous abandonnerait pas. Venez , venez avec moi ! allons rendre l'espérance et la vie à mon père , à la pauvre Sara 1... Mais je les entends ! . . .