‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 38 sur 97 · SCENE XL · texte numérisé non relu

SCENE XL

DUN WODIE , seul un instant.

Je ne puis comprendre Il n'importe, ne négligeons aucune précaution , et profitons de cet avis, quelle qu'en soit la source.

HARVEY , sortant injstcrieusement du pavillon sans voir Dun-wodie.

Je n'entends plus rien. Allons , je parviendrai peutêtre jusqu'au capitaine Wharton, et alors {^Apercevant le major.) Malédiction! le major Dunw^odiel

DUNWODIE.

Ah ! c'est toi ! nous verrons si tu m'échapperas cette fois encore I

HARVEY , lui plaçant un pistolet sur la poitrine.

Un moment I... Pas un cri , pas un geste, ou vous êtes mort!

6o l'espion.

DUNWODIE.

Misérable espion ! il ne te manquait plus que d'être un assassin!

HARVEY

Un assassin !... Je suis maître de votre vie, je n'en veux pas!... {Il jette son artne.^ Voudrez-vous de la mienne à présent? vous pouvez appeler.

DUNWODIE.

Non ! éloigne-toi , va-t'en ! Le jour viendra où justice te sera faite j mais tu te sauves encore aujourd'hui.

HARVEY

Ah ! oui , vous serez satisfait quand vous me verrez périr, n'est-il pas vrai , major?

DUNWODIE.

Quels sentiments doivent donc à celui qui trahit l'Amérique les hommes qui versent leur sang pour elle?

HARVEY

Leur sangl leur sang!... Vous ne lui donnez que cela , vous !

Que veux-tu dire?

HARVEY

Rien!

DUNWODIE.

Homme étrange, qui deux Ibis déjà t'es soustrait à les geôliers , tu as donc bien des complices?

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