‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 42 sur 97 · SCENE r · texte numérisé non relu

SCENE r

SARA, FRANCIS, DUNWODIE.

FRANCIS

Nous voici donc au terme de notre voyage.

tUNAVODIE.

Oui, mes chères cousines, nous sommes ;i Fishkill-, cette ferme est occupée par les avant-postes de l'armée américaine-, et c'est ici que s'assemblera dans un moment le conseil de guerre qui doit prononcer sur le sort de mon malheureux ami. Le colonel Wilson est chargé de le présider -, il vient d'arriver , et de me remettre les nouveaux ordres du général en chef.

GG l'espion.

Mais, mon père? pourquoi nous a-i-'û quittés?

DUNWODIE.

Vous allez le revoir : il a voulu rester avec son fils , et je n'ai pas cru devoir le lui refuser -, je n'ai fait , d'ailleurs , que me conformer à la volonté de Washington. Voici ce qu'il m'écrit : « La famille Wharton sera entendue au conseil de guerre ; mais elle aura la liberté de communiquer avec le capitaine. Je n'ai pas besoin de vous recommander de lui faire part de cet ordre, et de l'exécuter avec tous les égards convenables ; VOUS lui donnerez une escorte pour veiller à sa sûreté. Tous les rapports seront envoyés désormais, etc., etc. » Le reste de la dépêche ne concerne que ce maudit espion , ce colporteur, qui sans doute a encore fait des siennes.

FRANCIS

Ilarvey Birch.

DUNWODIE.

Le général m'ordonne de le faire pendre dès qu'on pourra s'emparer de lui.

FRANCIS , bas à Sara.

Tu l'entends , Sara : et c'était en lui que j'avais mis ma seule espérance.

DUNWODIE.

Vous pouvez attendre ici que le con.seil de guerre se ras.semble j moi je vais m'occuper de vous , et preu-

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