‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 61 sur 97 · LE MINISTRE, HENRI, WILLIAMS · texte numérisé non relu

LE MINISTRE, HENRI, WILLIAMS

HENRI

Je comptais trouver en vous , monsieur , le ministre d'un Dieu de paix et de charité : votre langage est indigne d'un chrétien. Je ne suis disposé à écouter ni vos instructions ni vos paroles.

LE MINISTRE

Mon intolérance était indispensable pour parvenir à mes fins.

* Toute cette scène se joue sur le devant du théâtre , et à demivoix.

HENRI

Quelle voix ! je la connais !

HAKVEY.

C'est la mienne , capitaine Whartou.

HENRI

Juste Ciel ! Harvey ! . . .

WILLIAMS

Oui , oui , c'est Harvey Bircli !

HARVEV.

Silence ! c'est un nom qu'il ne faut pas prononcer si près de l'armée américaine. Capitaine Wharton, je risque ma tête pour sauver la vôtre : car, si j'étais pris , le premier arbre me servirait de potence ! Mais je n'ai pu dormir en repos, sachant qu'un innocent allait périr, et qu'il était en mon pouvoir de le sauver.

HENRI , lui donnant la main.

Je vous remercie , Harvey Bircli , je vous remercie ; mais il est inutile que vous vous exposiez pour moi. Retirez-vous. — Le major Dunv^odie sollicite maintenant en ma faveur , et je serai sauvé s'il parvient à trouver M. Harper.

HAHVEY.

Harper! — Que savez- vous de M. Harper? Pourquoi comptez-vous sur le secours de M. Harper?

HENRI

Parce qu'il me l'a promis. — Avez- vous oublié que je l'ai vu chez mon père?

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