‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 68 sur 97 · SCÈNE r · texte numérisé non relu

SCÈNE r

HARPER seul , puis FRANCIS.

Oui, les renseignements étaient exacts , les mesures sont bien prises; cette lutte touche enfin à son terme. Là, Corn^valis ; ici, Rochambeaul de ce coté... Bien , très bien ! Si le Ciel seconde le courage , demain l'Amérique aura conquis son indépendance. Du sommet de cette montagne , mon regard a plané sur les deux armées-, j'ai tout vu , tout observé -, mes calculs ne m'avaient pas trompé.

FRANCIS, en dehors ^ sur le chemin qui descend vers la porte de la cabane.

Quelle pénible route ! je me sens près de succomber ; la force me manque. Non , non, il le faut , j'en aurai encore. J'approche du but. Oui , c'est là que je dois trouver Harvey -, hier , je l'ai vu de loin sur ce rocher. Pourra-t-il maintenant sauver mon frère? Pourquoi donc ai -je cédé aux instances de Sara? pourquoi ne suis-jepas venue plus tôt? Ahl voici une cabane ! c'est sans doute là ? Entrons !

Elle ouvre la porte.

HARPER

Qui va là ?

FRANCIS

Grand Dieu! M. Harper!

HARPER

Miss Francis , c'est vous !

FRANCIS se jetant à ses pieds.

Ah! sauvez-le! sauvez mon frère! souvenez-vous de vos promesses !

HARPER

Vous ici ! Comment ! Il est impossible que vous soyez seule !

FRANCIS

Il n'y a ici avec moi que Dieu et vous , et c'est en son nom que je vous conjure encore une fois de vous rappeler vos promesses.

HARPER

Et qui veniez-vous chercher sur cette montagne ?

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