ACTE IV
la place qui m'a c'té confiée, j'ai dû employer bien (les honiines qui, comme vous, ont servi d'instruments âmes desseins. Nul n'a obtenu de moi la même confiance que vous. Vous seuls connaissez mes agents secrets en dilï(?rents lieux et surtout dans New-Yorck : la fortune et la vie de plusieurs d'entre eux dépendent de votre discrétion.
HARVEY
Je ne l'oublierai pas.
HARFER.
De tous ceux que j'ai employés , vous êtes l'homme qui a rendu les plus grands services à la cause sacrée que nous défendons. Cette victoire, qui doit assurer demain l'indépendance de notre beau pays , je me plais à le reconnaître , c'est aux renseignements que vous m'avez donnés, c'est à vous que nous la devrons. Vous avez consenti à passer pour un espion des Anglais-, l'enfant le plus zélé de l'Amérique s'est dévoué à la honte d'être regardé comme un de ses ennemis. Plus d'une fois il m'a fallu signer de ma main l'ordre de vous faire périr-, et pourtant il n'est que moi , moi seul , qui sache ce que vous avez fait pour votre patrie.
HAKVEY.
Il est vrai I et jusqu'à ce jour cela m'a suffi. HARPER , des rouleaux d'or h la main.
Mon devoir m'ordonne aujourd'hui de vous récom-