SCÈNE h
SARA, WHARTON; FRANCIS, filtrant par la porte à droite de l'acteor.
W'IIARTO^f.
C'est donc toi que je revois , ma chère Francis. Mais dans quelle mortelle inquiétude m'a plongé ton absence. D'où viens-tu? Qu'as-tu fait? Tu parais épuisée de fatigue.
FRANCIS
Ne m'interrogez pas , mon père , je vous en conjure. Sara a dû vous rassurer. Oui, je devais vous quitter durant quelques heures. Le salut de mon frère l'exigeait.
Ton frère! pendant ton absence il est parvenu à s'évader.
FRANCIS
Je le sais. — Je l'ai vu.
WHARTON
Tu l'as vu I Dans quel lieu ?
FRANCIS
Je ne puis vous le dire. J'ai juré de me taire. — Encore une fois, ne m'interrogez pas.
AVHARTON.
Mon Henri est sauvé maintenant.
FRANCIS, regardant la pendule.
Sauvé I non, mon père: une heure..., une mortelle heure encore d'inquiétudes et d'angoisses.
SARA
Que veux-tu dire , chère Francis ?
FRANCIS
Répondez : Dunv^^odie n'est-il pas revenu?
WHARTON
Pas encore... Avec quelle impatience nous l'atten-' dons! — Il a couru chercher M. llarper. 11 ne doute pas que ce protecteur inconnu n'obtienne de Washington la grâce de mon fils.
FRANCIS
Détrompez- vous : point de grâce à espérer de Washington. Si Henri retombe entre les maiiis des Amé-