‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 87 sur 97 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

FRANCIS, DUNWODŒ.

FRANCIS, h part.

Je tremble ! 0 mon Dieu , inspire-moi I ( :/ Duuwodie. ) Dunw'odie I...

DUNWOUIE.

Ah ! Francis!....

FRANCIS

Êtes-vous donc affligé que mon lïère ait édiappé à la mort ?

DUNWODIE.

Il ne l'aurait pas subie : n'aviez-vous pas la promesse de Harper?

FKANCIS.

Et si vous vous trompiez sur sa jîuissance.

nUN^\ODlE.

Sur la puissance de lîarpcr 1 non, Francis, je ne me

trompe pas. Je ne l'ai point rencontré au quartier-général ; mais j'ai laissé une lettre pour lui j je lui rappelle sa parole. Il doit l'avoir reçue maintenant , et la grâce de Henri ne tardera pas sans doute à venir. — Mais cette fuite avec un espion des Anglais ! Grand Dieu ! pourquoi Henri m'a-t-il réduit à cette cruelle alternative.

FRANCIS

Que dites-vous?

DUNWODIE.

Ne faut-il pas que je le poursuive ? que je fasse tous mes efforts pour le ressaisir , moi qui donnerais mon sang pour le sauver ?

/ FKANCIS.

Et pourquoi le poursuivre? N'avez- vous pasfait assez pour votre pays, sans qu'il exige de vous un pareil sacrifice.

DUNA\ ODIE.

Miss Wharton , ce n'est pas seulement mou pays , c'est mon honneur qui parle. N'est-ce pas le corps que je commande qui était chargé de le garder ? ne sait-on pas qu'il est mon ami ? ne sait-on pas que je vous adore? ne sera-t-ou pas en droit de penser que j'ai moi-même favorisé son évasion? Ah I si l'on osait... Adieu , Francis. — Plaignez-moi : je pars.

IRANCIS.

Arrêtez. [^Â jjarf , en regarda nt la pendule.)

Page 1