‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 89 sur 97 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

DUNWODIE.

Alil rcpétez-îiioi que vous in'aiinez toujours.

FRANCIS

Vous répéter que je vous aime, Duawodie!... Ne le savez-vous pas? Voyons , Edouard, écoutez-moi : (^ Il s'assied près d'elle. ) Cet amour dont vous doutez , n'en ai-je pas fait le charme et le bonheur de ma vie? Le passé ne vous répond-il pas de moi ? Quand, tout jeunes encore, nous nous indignions ensemble de l'état de servitude de notre pays , quand nous désirions et présagions déjà ses belles destinées , c'est vous qui m'inspiriez l'amour de la patrie, et c'est moi qui vous anuïiais du besoin de combattre pour elle. Nous avions les mêmes désirs , les mêmes penchants, la même tendresse... Et j'aurais changé I Non , mou ami ; non , mon Edouard. J'ai appelé de tous mes vœu'SL le moment qui devait nous unir. Eh bien ! ce moment est arrivé !

DU>WODIE.

Qu'entends-je 1

FRANCIS

Oui , mon bien-aimé I oui , je suis à toil — Ce n'est pas à mon frère que j'obéis

0 bonheur !... Francis , ma Francis 1...

FRANCIS , jetant les j eux de temps en temps sur la

pendule.

C'est mon âme tout entière qui se donne !... (Ciinj

heures sonnent; Francis se lève.') C'iiKi heures! Ah! mon frère est sauvé!...

DUNWODIE.

Que veux-tu dire?

FRANCIS

Oui , je suis à toi ! bien à toi ! — Je ne t'ai pas trompé, je t'aime...., je t'aime plus encore. — Dispose de moi, de mon avenir, de ma vie! — Mon frère est sauvé !

DUNWODIE.

J'ai peine à comprendre !... Mais quel est ce bruit ?

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