WILLIAMS, VYIIARTON, HENRI, FRANCIS, SARA
HF.îVRi jetant son manteau et sapernujue. Je ne le désire pas, moi.
WIIARTON.
Moîi fils!...
SARA
Mon frère I
FRANCIS
Mon cher Henri I... Ah I je l'avais bien rerounii î
HENRI
Oui, mon père , oui , c'est moi!... Ma chère Sara , ma bonne Francis , j'ai donc enfin le bonhem* de vous revoir, de vous presser dans mes bras, et mon cher Williams aussi.
WILLIAMS
Ah ! mon jeune maître !... que je suis content !...
AVHARTON.
Après plus d'un an de séparation , à peine si nous espérions...
HENRI
Je me fi^^urais toute votre inquiétude 5 je la parta-
geais bien vivement. Hier, je la témoignais au général Clinton , qui m'honore de son amitié , vous le savez : je lui disais que j'étais prêt à braver tous les dangers pour embrasser mon père... Partez, jn'a-t-il répondu, partez : je vous donne une permission de trois jours.
FRANCIS
Trois jours avec nousl
HENRI
Mais quel est donc cet étranger ?
SARA
IN'ous ne le connaissons pas •, il s'appelle M. Harper.
HENRI
JV'ai-je pas à craindre qu'il ne me trahisse?
WILLIAMS
JN'on 5 non , il ne vous trahira pas : il a l'air d'un si brave homme.
WHARTON
Va veiller à cette porte , et rentre vite au moindre bruit.
Williams , aidé des deux domestiques noirs , enlève les chaises et la table; puis il va se placer contre la porte de côté.