‹ L'espionChapitre 29 sur 95 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

HENRI, se débarrassant de son surtout.

Qu'à cela ne tienne , monsieur 1 Aussi bien , je suis fatigué de ce déguisement presque autant que de votre interrogatoire.

LAWTON

Nous sommes étrangers l'un pour l'autre, monsieur-, et comme je n'ai personne ici pour me présenter, il faut bien que je me charge moi-même de ce soin : je me nomme Lawton, capitaine dans la cavalerie de

Virginie.

ïiENni .

Et moi , monsieur , je me nomme Wliarton , capitaine dans le 20'' régiment d'infanterie de Sa Majesté britannique.

LAVTTON.

On ne m'avait donc pas trompé 1... Capitaine Wliarton , je vous, plains bien sincèrement.

WllARTON.

Si vous le plaignez, pourquoi chercher à l'inquiéter ? Mon fils n'est pas un espion ; il n'est venu ici que pour voir sa famille. Il n'est pas de sacrifice que je ne lasse pour sa sûreté : je paierai telle somme

I,AWTON,

Monsieur , vous oubliez à qui vous parlez I Mais Tintérèt que vous inspire votre fils doit être votre excuse.

44 N l'espion. •

Je De suis venu ici que pour voir mes parents. On m'avait assuré que vos avant-postes étaient à Fishkill ; sans quoi je n'aurais pas quitté New-Yorck.

*# LAWTON

Tout cela peut être vrai ♦, mais l'affaire du major André nous a donné l'éveil , et nous devons être sur nos gardes.

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