SCENE VIL
DUNWODIE, FRANCIS.
Enfin vous voilà , Dunvrodie !
DUNWODIE.
Souffrez, chère Frantis, que je me félicite de vous voir un moment sans témoins» Je n'osais croire à un pareil bonheur !
FRANCIS
Combien je pressais le moment de votre arrivée ! combien le temps me paraissait long !
DUNWODIE.
Et moi , Francis, je bénis le devoir qui me ramène près de vous. Ne daignerez-vous point avancer l'époque qui doit couronner ma tendresse ?
FRANCIS
Silence, Dunwodie, silence I II ne s'agit pas d'à-'
5o l'espion.
mour , il ne s'agit pas d'hymen ! Un sujet bien plus important vous appelle près de moi.
DUNWODIE.
Plus important I Que dites-vous! Pourquoi cet air de tristesse , quand je suis enivré du plaisir de vous voir?
FRANCIS
Vous ne l'accuserez pas , vous ne le croirez pas un espion , vous ! n'est-il pas vrai , Dunwodie ? Ah ! dites-moi qu'il sera libre !
Un espion ! qui ?
FRANCl
Mon cher Henri, mon frère... , bientôt le vôtre !
DUNWODIE.
Votre frère;
FRANCIS
Oui. Ne vous a-t-on pas dit qu'il vient d'être arrêté ici , sous un déguisement ? qu'il n'attend que votre décision pour être rendu à la liberté?
DUNWODIE.
Grand dieu ! qu'ai-je entendu I Cet officier de Tarmée anglaise qu'on soupçonnait de ce côté, c'était Henri , c'était votre frère !...
FRANCIS
Oui , Dunwodie... Mais que signifie votre émotion? Sûrement , bien sûrement vous n'abandonnerez pas votre ami ?