‹ L'espionChapitre 37 sur 95 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

comment il se fait que le capitaine Lawton vous ait trouvé ici couvert d'un déguisement.

HENRI

Je me suis déguisé , mon cher Dunwodie , afin de ne pas courir le risque d'être fait prisonnier de guerre en venant voir mes parents.

DUWWODIE.

Et , par conséquent , mon ami , vous n'avez pris un déguisement que lorsque vous avez vu s'approcher les cavaliers de Lawton ?

HENRI

Major Dunwodie , je comprends tout ce que cette question renferme de bienveillance -, mais , quel que soit le danger de la franchise, l'habit que je porte me défend de trahir la vérité : je suis sorti de New-Yorck travesti, et je comptais y retourner de même.

DUNWODIE.

Mais les piquets que notre armée avait placés dans la plaine Blanche, comment leur avez-vous échappé?

HENRI

Ils m'ont arrêté*, mais ils m'ont relâché en voyant ce laissez-passer qui porte le nom de Washington et que j'avais acheté. Je ne doute point que ce ne soit une fausse signature.

DUNWODIE.

Donnez !

WHARTON, à part.

Je tremble.

sAPxA , à TV h ar ion.

O mon père ! que A'a-t-ii arriver ?

DUNwoDiE, après avoir lu le lalssez-passer. (^A jio-i'l)' Malheureux I (^Haut.) Capitaine Wharton , comment vous êtes-vous procuré cette pièce ?

HENRI

Le major Dunwodie a-t-il le droit de m'adresser cette question ?

DUNAVODIE.

Pardon , capitaine I

Sans doute, major, cette pièce est sans importance; on fait tous les jours usage de semblables ruses de guerre.

DUNM ODIE .

La signature n'est pas contrefaite , monsieur : c'est bien celle du général Washington I il faut qu'on ait abusé de sa confiance ; il se trouve parmi nous un traître qu'il peut être important de découvrir.

FRANCIS

Croyez-moi , Henri n'est pas son complice.

DUNWODIE.

Hélas î je ne suis pas moins à plaindre que vous , mais le devoir parle. Capitaine Wharton , il faudra que vous me suiviez aux avant-postes.

HENRI

Je m'y attendais i

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