‹ L'espionChapitre 7 sur 95 · HARPE H · texte numérisé non relu

HARPE H

Vous êtes trop bon , monsieur. Me sera-t-il permis d'offrir à ces dames l'hommage de ma reconnaissance bien sincère ?

WHARTOX.

Ce sont mes filles , monsieur : voilà ma Sara , ma Francis... Elles font le bonheiu' de ma vie, la consolation demes vieux jours!... Mais je m'arrête... car j'allais faire leur éloge , et je serais suspect , un père Vous le voyez, monsieur,

nous vous attendons pour déjeuner. Je veux boire à votre santé. A la santé de qui aurai-je l'honneur de boire?

HARPER

De qui ? On me nomme Harper , monsieur.

WHARTOiV.

Eh bien , avouez, M. Harper, qu'il y avait de l'imprudence à vous aventurer la nuit dans notre vallée.

Elle esta une distance à peu près égale des deux armées , et par conséquent exposée aux incursions des maraudeurs des deux partis.

HARPER

Je ne l'ignorais pas... ; je savais que mon voyage n'était pas sans danger... Mais des raisons importantes l'avaient rendu indispensable.

WHARTON

Ah ! je voudrais bien que les communications avec JVevv-Yorck devinssent moins dangereuses. — Je désire de tout mon cœur quecette longue guerre soit terminée^ et que nous n'ayons plus que des frères et des amis,

HAKPER.

Rien n'est plus à désirer.

WHARTON

Je n'ai entendu parler d'aucun mouvement important depuis l'arrivée des troupes françaises dans le comté ?

HARPER

Je crois que rien n'en est encore parvenu à la connaissance du public.

WHARTON

On sait pourtant que de grandes mesures sont à la veille d'être prises.

HARPER

Le sait-on?

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