HARPER, HENRI, FRANCIS, HARVEY BIRCH
HENRI
M. Harperî que vois-je!
HARPER
Ma présence ici vous étonne, capitaine?
HENRI
J'avoue, monsieur, que je ne m'attendais pas à vous y rencontrer.
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Je suis content , Harvey ; on ne saurait remplir une mission avec plus de zèle et d'adresse.
HENRI
Une mission ! Qu'entends-je I M. Harper ne serait-il pas étranger à mon évasion?
HARPER
Peut-être.
HENRI
Qui donc êtes-vous?
HARPER
Ah ! capitaine , vous êtes aussi curieux que vous avez été imprudent.
HENRI
Pardon : je dois respecter votre secret.
HARPER
Qu'il vous suffise de savoir que je m'intéresse à vous, que j'ai le désir de vous être utile, que peut-être j'en ai le pouvoir.
FRANCIS
Oh I oui , nous le bénirons sans cesse le jour où vous êtes entré dans la maison de mon père I
HARPER
Aimable Francis 1 pouvais-je rester indiffèrent au sort du frère que vous chérissez ? Comment tant de courage joint à tant de charmes et de bonté auraientils été sans puissance sur mon cœur? Non I Mais le
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leitips presse. Ecoutez : dans un instant il faudra que votre frère s'ëloi^jne avec Harvey. Vous savez sans doute ce que vous aurez à faire pour sa délivrance?
FRANCIS
Je le sais.
HARPEIl.
Et vous y consentez?
FRANCIS
Monsieur
HARPER
J'entends. Mais il faut que j'aie avec Harvey Birch un moment d'entretien. Venez : pour prix de l'hospitalité que vous m'avez accordée avec tant de grâce , je n'ai à vous offrir ici qu'un réduit bien triste ; veuillez l'accepter avec votre frère pour quelques instants : peut-être ne vous reverrez-vous pas de long-temps. Que les épanchements de la tendresse fraternelle embellissent cette dernière heure. Ne sortez pas que je ne vous appelle.
11 les fait sortir par la porte de droite.