SCENE VIII Les mémes — JOFFRE -— OFFICIERS FRANCAIS
{Le clairon sonne Le Marseillaise)
JOFFRE Soldats, je suis content de vous; vous avez Tait noblement voire devoir com les fils de la France et de l'Angleterre savent le faire. La patrie est fière de ses ‘roupiers. DUNBAR
IH yaici, gén‘ral, un enfant du Canada, un Français de làbas. La croix des braves n'aura jamais été mieux méritée que par lui. E
JOFFRE (Il décore Paul et lui donne l'uccolade.)
Braves Canadiens, nous vous aimons, nous vous admirons et nous vous remercions. Mes enfants, continuons notre lutte pour la défense du droit et de la liberté. Soyons courageux et braves jusqu’à la fin. La France’et l‘An:sleterre comptent sur vous, car de votre bras, de vetre courage, de votre fermeté, dépend l’avenir du monde tout entier.
Nous sommes entrés dans cette guerre pour remporter la victoire finale; combattons jusqu'à ce que la Providence nous permette enfin d’écraser le colosse teuton avec son esclavage militaire, et de dicter des conditions qui assurent au monde une ère de paix véritable et permanente.
(Des soldats amènent Daniel prisonnier)
Sn
| DUNBAR Mais qui est-ce ça?
PAUL f C'est Daniel, le traître.
DUNBAR
Menez aux fers ce traître, ainsi que l’espionne; la justice militaire décicera de leur cas.
LOUIS
(A part) Oui, qu’ils y aillent à leur tour dans les fonds de prison.
DUNBAR
Colonel, avec celle qui sera désormais la compagne de votre vie, retournez au pays. Et si la santé vous le permet formez un | autre bataillon de brayes comme ceux de votre beau régiment, le 2?ème.
Oui, qu'ils viennent, les vaillants Canadiens, nous aider à vaincre le plus terrible ennemi que la.civilisation ait jamais eu à combattre.
RIDEAU