‹ L'espionne russe; épisode de 1812Chapitre 28 sur 50 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LES PRÉCHDENT.S, MEUNIER.

MEUNIER

Comme tu te barricades! Dis donc, j'ai remarqué des mouvements dans la mai.son-, et.., ', i! aperçoit Louise. ) Ah I tu étais en Conférence secrète...

Tûis-toi donc!... Ne va pas croire...

MEUNIER

Il est bon làl «Ne vas croire...» quand ça vous crève les yeux. Est-ce que tu me preiid.s pour un conscrit ?

DOMINIQUE

Air : Vos maris en Palestine.

Tais-loi... L'on |)Ourrail l'enlendre; Approche ici, vieux grognard.

( montrant Louise 1 Elle vient de lont m'apprendre.

MEUNIER

Et quoi donc ?

DOMINIQUE

Il est trop tard.

On sait nos projfls d'départ...

L'enn'mi sait nos rus's de guerres, Et quand l'un d'nous bougera...

LOUISE, vous s'rez tous pris.

MEUNIER

Ilallo-lù !

On peut nous Hier, niiir tonnerres!

Mais jamais on n'nous prendra.

DOMINIQUE

Allons, calme-toi, et lâchons de ne pa.s faire un tour en Sibérie; tu sais, ce déparleint ni que tu n'aimes pas...

MKUNIER.

11 y a donc des traiire& '.'

DCHINIQUE, voulant éluder.

Oui... te dis-je... on nous a vendus.

MEUNIER

Vendus !... Et qui ça, niilzieux!... que j'.iîele plaisir de l'expédier !

(Louise fait un moureiiwnt.) DOMINIQUE, l'arrêtant.

Eh! parhh u ! on ne le connaît pas! D'ailleurs, qu'importe qui nous a trahis ? c'est le nom de notre sauveur dont nous voulons nous souvenir, (montrant Louise.) C'est elle, moH ami ; voila le bon ange à qui nous devrons notre .salut.

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