I.OIISE
Ils partcnl dans un quart d'heure, et vos douze cents hommes, vos cosaques, ne trouveront plus personne.
PATERNICK, étourdi.
Dieuxl... Je cours rassembler ma milice bourgeoise !
LOUISE
Vous ne pourrez pas sortir... ils ont placé des sentinelles partout.
PATERNICK, regardant au Tond.
C'est, ma foi ! vrai... Me voilà bloqué !... et ces imbéciles de bourgeois qui ne se lèveront qu'à deux heures...
LOUISE, Tirement.
Attendez... il y a un moyen.
PATERNICK.
Je l'adopte avec transport!
LOUISE
Avancez celte horloge.
PATERNICK.
Vous croyez que ça les fera reculer?
LOUISE
Faites sonner deux heures, (à part.) Ils entendront le signal., la porte Saint-Jérôme sera ouverte... et Ils seronl sauvés...
PATERNICK.
Eh bien! après?
LOUISE
Eh bien ! eh bien ! votre milice se mettra sur pied et pourra les arrêter jusqu'à ce que les autres viennent.
Idée victorieuse!... Je ne crains qu'une chose.
LOUISE
Quoi donc?
PATERNICK.
Mes chers concitoyens ne sont pas très vifs, et avant qu'ils aient dit adieu à leurs femmes, allumé leurs chandelles, trouvé leursfusils... LOUISE, à part.
C'est bien là-dessus que je complel (haut.) Eh ! non; les Français surpris, en désordre, ne songeront pas même à se défendre, et vous en aurez plus d'honneur!
PATERNICK, éleQttisé.
Elle a raison ! .. Ravissante fille!. . Va, tu mérites bien d'élre la moitié d'un héros. Viens, qu'un chaste baiser...
LOUISE, le poussant.
Dépêchez-vous!
PATKRNICK.
C'est juste.
(Il approche la table de l'horloge, phice une chkise dessus et su met à grimper.)
LOUISE
Ne faites pas de bruit.
PATERNICK, montant.
Cette petite fenêtre donne sur la grande place; je commanderai de là les manœuvres.
LOUISE, à part.
Je tremble...
Am : Taisom-7ious [de Théubald).
( à Toii basse.) Taisons-nous, Craignons quelque surprise.
PATERNICK, s'accrochant aux barreaux de la feDéCie, à droite, et le pied sur la rliaise.
Non, tout nous favorise, Et les livre à nos (onps!
LOUISE
Taisez-vous !
PATERNICK., tournant l'aiguille.
Taisons-nous.