‹ L'espionne russe; épisode de 1812Chapitre 41 sur 50 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LKS l»n:(:Kl>E\T.S. l'LUSIELT.S FoLKtUCELHS, appoi-

lant ili'S brandies de pins, qiril.-; jellcnl dans le feu.

l.h.S l'RElIIEIlS S()Ll>.iTS.

Allons fluiic, rariièri' g;;idc !

tHŒtK, entourant le feu.

An: : Siiruh supporter ses vwUichts (ncnlow^ki). Allons, \ii' tlii feu, mes ams, i)\\<'. In llanime pétille el s'élance, VA brilln à nos legaidssuipris, Coiiinie l'iir.ns' do res|H'rnii(C.

TOUS, avec joie.

!)n Icii, du feu, mes bons amis!...

(Il,-, entonrent le foyer dans différcnlos positions ; les uns assis, les autres couchés. Dominique est toujours sur !c devant de la scène, auprès de Louise, i)iii s'éveille.)

li(l>IIM01.E.

\.\\ bien! ma fMCilc l.om.si', roinmcnt \ ou.s

lliilISCZ-NOll.-) ?

( M lui prend sa main "l I.OriSK, s'e.Torçant de sourire.

.!i- inc .scii.s iniiMix ; car vous t^lcs .^auNÙs, je l'i-spiTc maieiiciiaul... c'est lout ce que voulai.s; «l. <!e.s qti(! vos caoïaïudes .seront de retour... qu'ils auro^il retrouvé la route («vec un soupir.), je vous dirai adieu !

Nous quitter 1

LOUISE

F.li ! mais, il le faut bien.

ItOMlNigtE, inleiiiit.

Pourquoi doue?

LOtlSE.

Vous aile/ r.'vuir votre pallie .. moi, je reste dans la micrtnc.

DOMINIOl E.

.\h: je \\r p< ii.^aispas a cela .. .le m'étais liijure (jue vous u\ iez envie de voir la l'"raiie<' ; cVil uu si beau \o\age !

LOI ISK.

V>ue dites- V ous , inoiisii ur Dominique? nous .suivre ! moi'.'

DOillMQLE.

tir. oui; iai.ssez-les dans leur pays du diahii-, avec leurs \i>ai;es de loups; vous êtes irop.geulille, vous jurez irop à côlt; d'eu.\. D'ailleurs, quand il» sauront ce que vous ave/, (ait pour jious, soHj,'!-/ dont à quels mau\ais traitements vous serez exposée I

LOtlsE.

Ah 1 ee n'est pas la ce que je r» doul< .' j'ai 1 lial'ilude de souffrir.

DOMINiytK.

H moi, \ oila ee qui nreiiratre ! quand je pense que vous .serez mallieureusc, qu'on vous maltraitera.. .Morbleu' je ne le souffrirai pas. el, au ri.s-

que (le me faire éiliarper, je retournerai plutôt a\et vous.

LOUISE, cffiayèc. avec tendresse.

Ob' non... je vous en supplie; ils vous tueraient, et je serais mille fois plus à plaindre.

nOMIMQUE, souriant.

Dame, alors... je ne vois qu'un moyen... SI vous ne voulez pas que j'aille avec vous, il faut bien que vous veniez avec nous.

LOI ISE, baissant les yeui. I.e puis-je?

1>(>«INIQL'E.

Vx potirquoi pas? ... Comment, parce que je n'ai pas ajiuilé que je serais votre mari, vous supposez peui-t-tre... Fi donc!... ça va sansdire .111 moins, main'seile, et quand un honnête homme, un brave garçon, dit:».!' \ous aime...» mais là, du fond du cantr, c'est comme .s'il avait dit •." .!(! vous offre ma main ; voulez-vous être ma femme? »

t.OLISE.

Moi. votre femme! après ce que j'ai lail! Avezvoiis oublié- .

ti()«IMi;Li:.

^'oll, morbb u '■ je ne l'ai pas oublié, el c'est à cause de ça...

Al II -.A soixante <m>i.

J' n'ai pas d' foruuie, el pourqii'un joui j'avance. Il me faudrait eiieor plus d'un eoiuhat; Mai.s, ciDjPz-moî, dans mon pays, en Fiance. C'est quckinc clios' qu' la feninio d'ui) soldat !... Chnciin re.'-pccl' la fcuiine d'un soldai ; Est-elle veuve, el du mallieiii esclave, F.II' irjuv' liienlôt mill' cœurs reconnaissants yui s' font honneur d'êtr' ses appuis cotistants! Car ou se dit : « C'est la veuve d'un bravai » El la patrie adopte ses enfants.

LOL'ISE, atlendiie.

.Ail! si je n'écoutais que mon cœur...

liOMIMQCF..

Eh bien ! touchez là, el partons ! ,?e serai lier de vous montrer ;'t mon vieux père, à mes amis; je leur dirai :• Voila!... ma femme et trois blessures; c'est ce que j'ai trouvé de mieux en Ru.ssie. »

LOLISE, émue.

Bon Dominique!... Mais je n'ahiLserai pas de \olre générosité; je vous aime Irop pour vous charger de mon malheur.

AiM d'Aristippi-, Puisque v(jlre cœur nie pardonne.

Je suis contente; adii'u, partez...

Et (iia(|U(; jour j' prierai Dieu qu'il vous d'uiiie L ■ buiilieiir que vous méritez UOHIMUUE.

-Vil! ce bonheur qui vienl de m'apparailre, Au hasard seul pourquoi l'abandonner?. . Le ciel me le r'fus'i a pent-éirc El vous pouvez me le donner

LA SENTINELLE, de gauche.

.Silence! j'entends marcher.

A en*: III. s(;i:.\K ii.

LES SOLDATS, uc.niUnl.

Atlcillioil

Qui vive ?

Fran.' T !

La skntlnklle.

AIEUNIKR, cil ileliorj.

TOl'S, avec joie.

C'est Mniiiicr !

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