‹ L'espionne russe; épisode de 1812Chapitre 46 sur 50 · L'KSIMONNE RUSSE, ACTE III, SCENE VI · texte numérisé non relu

L'KSIMONNE RUSSE, ACTE III, SCENE VI

nOMlMQlE.

Ça me rogardo.

l'ATERNir.K, hors de lui.

CVn est trop!

AIR : Ces pnsliltoiis.

Puisqu'on me fait un lel ontin^f, Efi l)lcn! bns los armos. Fiançais!

DOJlINrQllE, nant.

Esi-il fou? Quoi csl ro langage?

PAIERMCK.

Vous élos pris dans mes lilcls.

Oui, mon année esl là loiii proclic; Eir va parailr', j'n'ai qu'il dire deux niuls... MEUNIER, virement.

N'ya pas d'danger (lu'elle s'apiuoclip, (montrant la droite.) Car voici nos drapeaux !

(On entend plusieurs cris à gauche, et le tambour battre la marche.)

PATERMCK, surpris.

Qu'est-ce que t'est?

MEUNIER

Les Français!

PATERNICK.

Oh:

(On entend des cris à gauche: France! Fiance! ) MEUNIER, hors de lui.

Les voilà !

TOUS, mettant leurs bonnets au boni de leur» fusils. France!

SCÈINE VU.

LES PRÉCÉDENTS, PLUSIEURS OfFICIEIIS et QUEL- QUES Grenadiers.

'ils entrent précipitamment, et se jettent dans les bras de Meunier, de Dominique et des soldats, perdant le chœur suivant )

AIR : Ali: quel plaisir, qwl hinhiui :

Quel beau jour puui hi Kiancc!

I^es voilà ! les voilà retrouvés!

Nous perdions l'espérance, I.c ciel lésa sauve,-.

( se prenant les mains.)

Mes amis, mes amis, doux moment poiu' nos cœurs, J(! sens couler mes pleurs!

Quel beau jour pour la France, etc.

PATERNICK, regardant à droite.

C'est, ma loi! vrai... Des troupes superbes, des

iioninies IlKlglliliques!... (regardant à gauche ) .Ic doute que les miennes se hasardent!... Oh ! non. (haut.) Vous êtes libres. Français! et même, si vous voulez m'emmener aussi, vous êtes ki maîtres!... Le sort m'a trahi !

D0.VIIN1QUE.

Qu'est-ce que nous ferions de vous?

PATERNICK.

.le ne sais pas (avec déi.'.i.) Alors, il ne me rcst»; qu'à vous .souhaiter un hcureu.x voyage.

CllŒVR GÉNÉRAL.

AIR : Àh: c'est affreux, ali! c'est abomiiiat'te (De louas) Partons! parlons! Quelle douce espérance, Niius retiouvuiis des frères, des amis ; Nous oiibliroiis noire Inn^'ie .-ii.ullViii» e En revoyant ie ciel de ii'l' ptiys.

Moiicœur palpit' d'.naii' e

A la seule espérance

De revoir notre [•'rance.

Partons, mes chers ami?!

\ Les soldats sont ransrés au fond, comme pour p( meltre en «arche; Meunier est à leur ti'le. Domi nique conduit Louise, qui fait dos .«igncs d'odieu 's Paternick. Le tambour bat dans le lointain.)

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