‹ L'esprit au théatreChapitre 10 sur 308 · ANCELOT ET MOLIÈRE · texte numérisé non relu

ANCELOT ET MOLIÈRE

Lorsque M. Ancelot était directeur du Vaudeville, un jfune

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homme qui avait oblenu une lecture, voulant gagner son juge, demanda à lire des vers adressés à l'académicien. Quand il fut arrivé à

Rival heureux de notre grand Molière,

M. Ancelot se cabra : un tel éloge effarouchait sa modestie. Il exigea la substitution A'émiiîe à rival. Le jeune homme s'exécuta avec force regrets; puis il débita le reste tout d'une haleine. Il espérait ensuite recevoir quelques compliments. Mais, à partir da fameux vers ainsi modifié :

Émule heureux...

M. Ancelot était demeuré plongé dans une profonde méditation. Enfin, il se décide à parler, et c'est pour dire :

— Tout bien pesé, émule heureux sonne mal à Toreille, rétablissez rival.

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