‹ L'esprit au théatreChapitre 134 sur 308 · GARAT · texte numérisé non relu

GARAT

On connaît toute l'originalité de Garai, et combien il élail toujours artiste. Un jour qu'on lui rappelait ses soirées de musique à la cour, quelqu'un lui dit :

— N'avez-vous pas chante tel morceau avec la reine?...

— Ah! oui, répondil-il d'un air attendri, pauvre princesse!... Comme elle chantait faux !

Cambacérès donnait une fête à laquelle concouraient un grand

l'espuit au théâtre

nombre d'artistes. Vers la fin, il pria Garât de chanter. Garât, piqué de cette invitation tardive :

— Impossible, citoyen consul, répondit-il en tirant sa montre ; il est minuit : ma voix est couchée.

Garât, chantant aux concerts Fcydcau, s'interrompit tout à coup pour interpeller une dume qui prenait une glace :

— Je n'ai pas l'habitude, lui dit-il, do chanter avec accompagnement de cuiller.

GARE AU 3IANCIIE

Le poêle Roy passait pour avoir reçu plus d'une fois des coups de bâton pour ses vers satiriques. On lui demandait, ù l'Opéra, s'il ne donnerait pas quelque ouvrage nouveau.

— Vraiment, oui, dit-il ; je travaille à un ballet (c'était l'Année (jalantc).

Une voix s'écria derrière lui :

— Un balai, monsieur! prenez garde au manche!

LES GARENxNES DE NIMES

— Eh! bonjour, amie! disait mademoiselle A*** ii l'une de ses camarades du Palais-Royal; d'où arrives-tu?

— De Nimes, où je jouais les amoureuses.

— De Nîmes! tu as donc vu les Garennes?

— Oui, chère; et c'est là qu'on a vu jaJis se battre de fameux lapins.

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