GARAT
On connaît toute l'originalité de Garai, et combien il élail toujours artiste. Un jour qu'on lui rappelait ses soirées de musique à la cour, quelqu'un lui dit :
— N'avez-vous pas chante tel morceau avec la reine?...
— Ah! oui, répondil-il d'un air attendri, pauvre princesse!... Comme elle chantait faux !
Cambacérès donnait une fête à laquelle concouraient un grand
l'espuit au théâtre
nombre d'artistes. Vers la fin, il pria Garât de chanter. Garât, piqué de cette invitation tardive :
— Impossible, citoyen consul, répondit-il en tirant sa montre ; il est minuit : ma voix est couchée.
Garât, chantant aux concerts Fcydcau, s'interrompit tout à coup pour interpeller une dume qui prenait une glace :
— Je n'ai pas l'habitude, lui dit-il, do chanter avec accompagnement de cuiller.
GARE AU 3IANCIIE
Le poêle Roy passait pour avoir reçu plus d'une fois des coups de bâton pour ses vers satiriques. On lui demandait, ù l'Opéra, s'il ne donnerait pas quelque ouvrage nouveau.
— Vraiment, oui, dit-il ; je travaille à un ballet (c'était l'Année (jalantc).
Une voix s'écria derrière lui :
— Un balai, monsieur! prenez garde au manche!
LES GARENxNES DE NIMES
— Eh! bonjour, amie! disait mademoiselle A*** ii l'une de ses camarades du Palais-Royal; d'où arrives-tu?
— De Nimes, où je jouais les amoureuses.
— De Nîmes! tu as donc vu les Garennes?
— Oui, chère; et c'est là qu'on a vu jaJis se battre de fameux lapins.