‹ L'esprit au théatreChapitre 200 sur 308 · PÉCHANTRÉ · texte numérisé non relu

PÉCHANTRÉ

Péchantré, un médecin qui avait tourné à l'auteur tragique, possédait une bague qui valait bien cent pistoles, et dont il avait envie de se défaire. 11 en parla par hasard à Campistron, son ami; celui-ci le pria de la garder quelques jours.

— On va jouer ma tragédie nouvelle, ajoula-t-il ; et je m'en accommoderai.

Péchantré, ayant trouvé à la vendre, ne jugea pas à propos d'attendre le succès de Phocîon.

A la première représentation, le parterre recevait fort mal celte tragédie; Péchantré, apercevant Campistron derrière un pilier, aux troisièmes loges, y monta et lui dit :

— Veux-tu ma bague? Je te l'ai gardée.

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