‹ L'esprit au théatreChapitre 206 sur 308 · PETIT BANC QUI RAPPORTE GROS · texte numérisé non relu

PETIT BANC QUI RAPPORTE GROS

La comtesse de S'** se disposait à sortir du Théâtre-Français

pour aller au bal chez madame Z***, lorsque, mettant sur ses épaules son manteau d'hermine, elle s'aperçut que la soie qui rattachait les perles de son collier s'était rompue, et que toutes les perles roulaient sur le parquet de sa loge. On savait que le collier de la comtesse était un collier de deux cent mille francs, et que chaque perle valait cinq cents francs; on s'émut et l'on voulut se procurer une bougie pour chercher les perles éparses et les ramasser; mais la comtesse, sortant de sa loge avec une insouciance de grande dame, dit à ceux qui s'empressaient ;

— Laissez donc; cela ne vaut vraiment pas la peine que vous prenez... C'est pour mon petit banc.

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