‹ L'esprit au théatreChapitre 242 sur 308 · RESPONSABILITÉ · texte numérisé non relu

RESPONSABILITÉ

On faisait remarquer à D'"^, de l'Opéra, que ses mollets étaient toujours d'inégale grosseur.

— Ma foi, répondit-il, prenez-vous-en à l'administration ; c'est elle qui me les fournil.

REVALARD

Révalani, qui, après avoir joué les tyrans à l'Ambigu, exploita une troupe de comédiens de province, donnait un mélodrame dans lequel on faisait le bombardement d'une ville, La bourre d'un soleil alla frapper une personne placée à l'orchestre, mais qui, heureusement, ne fut pas blessée. Le lendemain, comme Révalard craignait que l'accident de la veille ne nuisît à la recette du jour, il fît mettre sur l'affiche en gros caractères : « Les personnes qui, ce soir, nous honoreront de leur présence, sont prévenues que le bombardement de la ville n'aura plus lieu qu'à l'arme blanche.

On raconte que Révalard, après plusieurs représentations qui n'avaient attiré personne, afficha la veille de son départ : «La troupe de M. Révalard, touchée de l'accueil empressé que les habitants ne cessent de lui faire, a l'honneur de les prévenir qu'au lieu de ne partir que samedi, ainsi qu'il l'avait annoncé, lui et ses camarades quitteront la ville dès demain malin à six heures. »

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