ALCIDE TOUSEZ ET LA RETRAITE DE RUSSIE
Alcide Tousez, racontant l'histoire de Napoléon, s'exprimait ainsi en parlant de la retraite de Russie :
— Il faisait si froid, mes enfants, que le feu lui-même gelait.
ALLAN (madame)
Madame Allan était la première comédienne des Français, comme Rachel en était la première tragédienne. Augusline Brohan sentait celte supériorité et s'en vengeait de son mieux en faisant contre elle des mois qui souvent dépassaient le but. Quelqu'un qui ignorait l'hostilité de ces deux artistes déplorait devant madame Allan qu' Augusline eût de si mauvais yeux.
— Les mauvais yeux de mademoiselle Brohan sont sa seule qualité, dit madame Allan ; grâce à eux, on peut croire qu'elle ne sait où elle frappe.
On parlait beaucoup de l'esprit d'AugusIine Brohan devant cette même madame Allan :
— Quand elle sera vieille, dit madame Allan, ceux qui citeront ses meilleurs mots auront l'air d'être ses ennemis. Ses amis et elle-même seront obligés de les renier.
AMEiNITES THEATRALES
Harel et d'Épagny se trouvaient en concurrence pour obtenula direction de l'Odcon ; d'Épagny l'emporla. Ilarei, qui ne désespérait jamais .de l'avenir, se vengea momentanément par un mol, suivant sa coutume.
— D'Épagny n'a faitqM'cH(r'oî(iin'rl'Odéon.
— C'est vrai, dit à son tour d'Épagny, à qui l'on rapportait le mot; c'est pour ne pas laisser entrer mademoiselle George.